Nechama Cheli

Élever des adolescents — 4 : l’entourage détermine tout

L’approbation des camarades tient une place essentielle à l’adolescence. Cet article aborde le choix de l’école et des fréquentations, les petits groupes d’amis et l’implication des parents.

Rav Baroukh Froukhter

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L’entourage détermine tout

Rappelons que, pour un adolescent, l’approbation et la reconnaissance de ses camarades passent avant tout. Si nous voulons que l’enfant se développe dans une certaine direction, nous ne devons donc jamais perdre le contrôle sur le choix de ses fréquentations. Lors du choix d’un établissement scolaire ou d’une yéchiva, ou de différentes activités, il n’est jamais superflu de faire des efforts supplémentaires pour savoir de quelles familles viennent les enfants qui les fréquentent, ce qui se passe non seulement à l’école mais aussi chez les amis de votre enfant, dans quelle mesure on peut faire confiance aux enseignants pour transmettre aux enfants de vraies valeurs, et ainsi de suite.

Supposons que vous ayez choisi un établissement après avoir reçu les meilleures recommandations et que votre enfant y soit admis : pouvez-vous alors vous détendre et laisser la suite aux enseignants et aux amis ? Ce serait une énorme erreur : la lutte ne fait que commencer ! Il faut se rappeler qu’aucune société ne peut être homogène. Une école se divise en niveaux, les niveaux en classes, et dans chaque classe se trouvent plusieurs petits groupes de quatre ou cinq enfants, selon leurs centres d’intérêt. Ce sont ces « groupes d’affinités » qui exercent une influence directe sur l’enfant et déterminent ses valeurs du moment ainsi que ses intérêts. Groupes de très bons élèves, amateurs de mode, cyclistes, groupes selon le pays d’origine : la liste pourrait être infinie.

Ce qui nous importe le plus est l’influence qu’un tel groupe aura sur l’enfant : sera-t-elle bonne ou négative, contribuera-t-elle à son développement harmonieux ou, au contraire, l’éloignera-t-elle de nos idéaux ?

D’un côté, rien de ce que nous avons dit n’est nouveau : cette situation a toujours existé, dans toute activité ou toute école. Cependant, le système d’éducation religieuse possède une particularité qui souligne combien il est important de choisir dès le départ le bon lieu d’étude pour l’enfant. Notre communauté se caractérise par une perception de la personne dans son ensemble. Cela implique un regard franc sur le bien et le mal et l’absence de deux poids, deux mesures. Si un élève exerce une influence négative sur les autres, peu d’enfants, en règle générale, se lieront d’amitié avec lui.

L’établissement cherche à agir sur lui : à l’aider à s’améliorer ou, dans des cas extrêmement rares où son influence négative sur les autres devient critique, à l’exclure. Il importe de noter que le pourcentage de ces enfants dans nos écoles et nos yéchivot est extrêmement faible. Pour le système d’enseignement public, il suffit d’étudier les statistiques pour comprendre combien d’adolescents y présentent différents types de difficultés de comportement. Ces chiffres choqueraient n’importe quel parent. Il est logique de supposer qu’avec un tel nombre de difficultés, les adolescents en difficulté ne peuvent tout simplement pas être rejetés, puisqu’ils constituent un groupe assez important parmi l’ensemble des élèves. Même lorsque leur mauvaise influence ne fait aucun doute, ils se sentent membres à part entière de la communauté et ne voient pas la nécessité de corriger leur comportement. Le système d’enseignement non religieux lui-même ne cherche pas non plus à le faire et ne manifeste aucun intérêt pour l’amélioration de la situation.

À suivre. Préparé par Mme Hadassa Schwalb