Bassia Tsiboukmakher
Le traité Berakhot 32b enseigne que quatre choses demandent à être renforcées : la Torah, les bonnes actions, la prière et les activités de la vie quotidienne.
Pour la Torah et la prière, on comprend facilement qu'il existe une obligation de s'y affermir. Les « bonnes actions » désignent les bonnes qualités de caractère, qu'il faut elles aussi renforcer. Tout cela correspond donc aux « trois choses sur lesquelles repose le monde » : la Torah, le service divin et les bonnes actions (le « service » désigne la prière, et les « bonnes actions », les bonnes qualités de caractère).
Quant aux « activités de la vie quotidienne », Rachi commente ainsi dans Berakhot : « S'il est artisan, [qu'il se fortifie] dans son métier ; s'il est commerçant, dans son commerce… »
Cela comprend tous les besoins du corps.
Nous avons l'obligation de nous renforcer dans ces domaines également, afin d'être en bonne santé et capables de nous consacrer à la Torah, à la prière et aux bonnes actions.
Le Sefer HaHinoukh (488) indique que le corps a besoin de quatre choses : de nourriture, de sommeil, de repos et de joie.
Autrement dit, la joie fait elle aussi partie des besoins du corps. Elle donne de la force et de la vivacité, comme l'explique le Messilat Yecharim. Généralement, la joie est présente chez l'être humain par nature. Nous voyons les petits enfants jouer et se réjouir sans cesse. Ce n'est que lorsqu'il leur manque quelque chose qu'ils cessent d'être joyeux. De même, chacun est heureux lorsqu'il a ce qu'il désire. Il s'agit ici des besoins du corps.