Nechama Cheli

Aider les autres - la priorité va aux proches

11. Bien que l’étude de la Torah soit considérée comme une mitsva très importante, lorsqu’il n’y a personne pour accomplir une autre mitsva importante, ou que cette mitsva incombe à une personne en particulier, celui qui étudie est tenu d’interrompre temporairement son étude et de faire tout le nécessaire. Cependant, lorsque d’autres personnes peuvent accomplir cette…

Aider les autres - la priorité va aux proches

11. Bien que l’étude de la Torah soit considérée comme une mitsva très importante, lorsqu’il n’y a personne pour accomplir une autre mitsva importante, ou que cette mitsva incombe à une personne en particulier, celui qui étudie est tenu d’interrompre temporairement son étude et de faire tout le nécessaire.

Cependant, lorsque d’autres personnes peuvent accomplir cette mitsva, il est interdit d’interrompre l’étude de la Torah pour l’accomplir.

12. Lorsqu’il s’agit d’apporter de l’aide, les proches passent en premier. Si une personne doit aider ses parents et ses enfants, elle doit d’abord aider ses parents. Si elle doit aider ses enfants et ses frères, elle doit d’abord aider ses enfants.

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À Lakewood étudiait un avrekh (étudiant marié d’une yéchiva) issu d’une famille honorable, qui arrivait souvent en retard à la prière du matin et parfois n’y venait pas du tout. Un jour, le machguia’h (responsable spirituel de la yéchiva) s’adressa à lui en présence du directeur de la yéchiva et lui demanda d’expliquer la raison de ce comportement. Le jeune avrekh raconta qu’il faisait de grands efforts pour arriver à l’heure à la prière, mais que, chaque jour, il rencontrait une jeune femme dont les enfants ne cessaient de pleurer et de crier, et que cela lui fendait le cœur. Il fallait nourrir l’un, envoyer l’autre à l’école, et le troisième demandait à boire.

— Personne ne l’aide, et il est difficile pour cette femme de s’occuper de tous ses enfants en même temps. C’est pourquoi, chaque fois, je prenais du retard pour lui apporter un peu d’aide, à elle et aux enfants, dit l’avrekh. Les dirigeants de la yéchiva furent admiratifs devant la noble conduite de leur élève et voulurent savoir qui était cette femme.

— Peut-être vit-elle seule, sans mari ? demandèrent-ils avec inquiétude. Peut-être pouvons-nous faire quelque chose pour elle ?

L’avrekh baissa la tête et répondit doucement :

— Elle a un mari… C’est moi.

13. La mitsva d’aider les autres ne concerne pas uniquement les pauvres et les indigents. Lorsque cela est nécessaire, on aide tout le monde, même les plus riches. Peu importe également qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, d’une personne en bonne santé ou malade, vivante ou même morte.

14. La Torah nous avertit à plusieurs reprises qu’il faut accorder une attention particulière aux guérim (convertis), aux orphelins et aux veuves, leur apporter tout le soutien possible et faire preuve d’une extrême prudence pour ne pas les blesser.

15. Si une personne transgresse des interdits à l’égard d’autrui, par exemple en volant, en causant un préjudice, en blessant quelqu’un, en se vengeant, etc., elle transgresse aussi, dans la plupart des cas, la mitsva d’aimer son prochain.

16. Et inversement, si une personne accomplit les mitsvot relatives aux relations entre les êtres humains, elle accomplit en même temps la mitsva d’aimer son prochain comme soi-même. (Par exemple, la mitsva de sauver une vie humaine — tant sur le plan physique que spirituel —, ainsi que les mitsvot d’honorer ses parents, de restituer un objet perdu, de rendre visite aux malades, d’accueillir des invités, de consoler les endeuillés, d’accompagner les défunts, de donner la tsédaka, d’aider les gens, etc.)