Nechama Cheli

Beauté féminine — La sainteté a besoin de voiles

Plus un objet est beau et précieux, plus il doit être caché aux regards extérieurs. Le Michkan est le trésor du peuple juif, un symbole de sainteté. Il a été réalisé sur l’ordre du Tout-Puissant ; il était donc parfait et magnifique. C’est précisément pour cela qu’il était recouvert de plusieurs couvertures. Un objet beau et précieux doit être caché.…

Rabbanite Léa Gans

Beauté féminine — La sainteté a besoin de voiles
Plus un objet est beau et précieux, plus il doit être caché aux regards extérieurs.

Le Michkan est le trésor du peuple juif, un symbole de sainteté. Il a été réalisé sur l’ordre du Tout-Puissant ; il était donc parfait et magnifique. C’est précisément pour cela qu’il était recouvert de plusieurs couvertures. Un objet beau et précieux doit être caché.

Il en va de même pour la Torah. Le rouleau de la Torah est recouvert d’un méïl particulier (une housse), lui aussi brodé et beau, pour le hidour mitsva (l’embellissement du commandement). On ne prend pas le rouleau sans raison : seulement pour y lire ou à Sim’hat Torah, mais même alors, on ne le porte pas dans la synagogue sans sa housse. Si l’on transporte le rouleau d’un endroit à un autre, on ajoute par-dessus le méïl une couverture supplémentaire : un talit ou une autre couverture. En raison de sa grande sainteté et de sa beauté, on ne peut pas sortir le rouleau de la Torah sans précaution.

Les téfilines et la mézouza sont recouverts (il s’agit du texte sur parchemin). Personne ne suspend un parchemin au montant d’une porte : la mézouza est placée dans une belle « maison », un petit boîtier que l’on fixe au montant. Les téfilines sont placés dans des batim cubiques (« maisons »).

Respectabilité

Pour l’apparence dans la rue, l’expression « qui inspire le respect » convient mieux. Une femme doit inspirer le respect par son apparence. Ses vêtements doivent être soignés et beaux, mais pas séduisants. Il y a une différence entre une beauté qui inspire le respect et une beauté qui attire les regards (et les pensées pécheresses). Une beauté qui inspire la considération convient pour sortir dans la rue. Une beauté qui attire les regards, non. Par exemple : la mode, déjà sur le déclin, des hauts scintillants à sequins réversibles. Lorsque des femmes adultes les ont portés, c’était un véritable cauchemar. Un porte-clés, c’est une chose, mais un haut entier, surtout au soleil…

On sait que chaque pensée pécheresse qu’une femme a suscitée dans l’imagination d’un homme constitue un péché pour elle. Elle reçoit une punition pour chacune de ces pensées chez chaque homme qui l’a regardée.

Il est impossible d’expliquer aux petites filles la notion de « mochekh » : attirant, séduisant. En revanche, elles comprennent généralement le terme « kavod », le respect. On peut expliquer aux filles que nous, les princesses, ne sortons pas tous les jours avec une couronne, car elle est trop précieuse et trop belle pour être portée quotidiennement : cela lui ferait perdre sa valeur, ou elle serait tout simplement volée. Une princesse porte ses objets les plus précieux et les plus beaux au palais, parce qu’ils conviennent au cadre du palais.

La beauté est notre trésor, et nous devons la préserver, plutôt que de la galvauder dans les rues comme un objet de pacotille. Dans la rue, une princesse a une allure digne, qui montre immédiatement qu’elle est une princesse.

 à suivre

Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa