La mitsva de rendre visite aux malades
1. L’une des mitsvot importantes de la Torah consiste à rendre visite aux malades, indépendamment de leur position sociale ou de leur situation matérielle. Le but est non seulement de venir discuter avec le malade et de le soutenir psychologiquement, mais aussi de l’aider en lui apportant tout ce dont il a besoin. Il faut vérifier s’il a assez à manger et si le chauffage fonctionne dans sa chambre. Dans chaque communauté juive, il est nécessaire de vérifier dans quelle mesure les gens sont informés de ce qui se passe et d’établir un certain ordre pour les visites.
Il existe en réalité plusieurs raisons de rendre visite à un malade :
a) lui apporter tout ce dont il a besoin ; b) le rassurer et lui faire plaisir ; c) prier pour lui ; d) il est écrit dans le Talmud que toutes les personnes qui viennent rendre visite à un malade contribuent, dans un certain sens, à sa guérison rapide. L’arrivée de chaque nouveau visiteur (s’il a le même âge que le malade) peut faire disparaître 1/60 de la maladie.
C’est pourquoi il faut rendre visite même aux malades dont on prend constamment soin, par exemple à ceux qui sont à l’hôpital.
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Yom Kippour au beth hamidrach de rabbi Chalom de Belz. Tout le monde était réuni pour la prière du matin, mais le chantre n’était toujours pas arrivé. Il avait pris du retard parce qu’il aidait un client gravement malade de son hôtel : il lui préparait du thé chaud et de la nourriture. Lorsque le chantre entra dans la synagogue, tous avaient déjà lu les « Pessouké de-Zimra » (la première partie de la prière du matin). Il prit sa place et, en voyant dans le livre de prières le mot « Mélekh » (Roi), il se mit tout simplement à trembler. Il se souvint du dialogue entre rabbi Yo’hanan ben Zakkaï et le général romain Vespasien. Le Talmud raconte que Vespasien demanda à rabbi Yo’hanan : « Si tu m’as appelé roi, pourquoi n’es-tu pas venu me voir plus tôt ? »
Après la prière, rabbi Chalom s’approcha du chantre et lui demanda ce qui s’était passé le matin. Celui-ci prit peur et commença à s’excuser en expliquant ce qui était arrivé. « Ne te justifie pas, dit rabbi Chalom, je sentais bien que, ce matin, tu étais occupé à accomplir une grande mitsva. Car il est dit : “Celui qui sauve une seule personne est semblable à celui qui sauve le monde entier.” Sache que ta prière a été acceptée là-haut et que ton geste te vaudra une grande récompense. »