Controverses et désaccords
4. L’épouse doit suivre les traditions et les coutumes observées par son mari.
5. Une personne qui se rend dans une autre ville ou un autre pays ne doit pas enfreindre les lois en vigueur dans cette région. Si elle n’y séjourne que peu de temps, elle doit également suivre les traditions de sa ville.
Même si la loi n’interdit pas une certaine action, mais que les habitants d’un lieu s’imposent une rigueur supplémentaire et s’en abstiennent, dressant ainsi pour eux-mêmes une barrière supplémentaire autour de la loi, il ne faut pas agir autrement sous leurs yeux.
**** Rabbi Avraham Mordekhaï Alter (le Rabbi de Gour, auteur du « Imré Emet ») racontait la parabole suivante. Il était une fois un Juif riche. Il avait deux filles. Ses filles se marièrent et s’installèrent près de leur père. Il les aidait de toutes les manières possibles, et ses enfants prenaient très souvent leurs repas avec lui. Lorsque ses gendres venaient déjeuner, ils s’asseyaient séparément, car l’un d’eux mangeait des produits laitiers et l’autre de la viande. Quelque temps plus tard, les revenus du père diminuèrent brusquement, et il ne pouvait plus leur offrir ni viande ni fromage. Au déjeuner, on servait du pain et de l’eau. Le père remarqua soudain que ses gendres continuaient à s’asseoir dans des coins différents, bien qu’il n’y eût ni viande ni produits laitiers sur la table. Il s’approcha d’eux et leur dit : « Bon, autrefois, vous deviez vous asseoir séparément parce qu’on ne peut pas manger de la viande et des produits laitiers à la même table. Mais maintenant, pourquoi donc ?! »
Par cette parabole, rabbi Alter voulait exprimer ce qui se passe dans notre génération : « Autrefois, de nombreuses personnes consacraient leur vie à un véritable service divin et, par conséquent, les désaccords et les controverses ne portaient que sur des questions spirituelles subtiles. Et tous ces désaccords ne concernaient que les Sages eux-mêmes. Aujourd’hui, dans le monde religieux, le combat porte sur des choses simples et élémentaires qui concernent tout autant tous les Juifs, des plus petits aux plus grands. Dans ces conditions, il ne devrait y avoir ni controverses ni désaccords. »
6. Il est écrit dans la Torah (« Chemot », 23:2) : « Ne suis pas la majorité pour faire le mal. »
On apprend de ce verset qu’il est interdit de soutenir les méchants et de se joindre à ceux qui soutiennent les transgresseurs de la loi. Cela vaut aussi pour un groupe de personnes qui colportent des ragots et entretiennent le feu des conflits au sein de la communauté juive.
Celui qui colporte des ragots et attise les conflits ne mérite ni honneurs ni respect, même s’il occupe une position particulière dans la société. Dans ce cas, lui témoigner des honneurs et du respect renforcerait sa position, ce qui provoquerait des tensions encore plus fortes dans la communauté.
7. Il est permis de lutter contre les transgresseurs de la loi et de dresser les gens contre eux. Toutefois, il ne faut pas les persécuter, car le Tout-Puissant vient toujours en aide à celui qui est opprimé et persécuté, même s’il s’agit d’un racha (un méchant, un transgresseur obstiné de la loi, une mauvaise personne).