Nechama Cheli

Echet 'Haïl - combien pesait Séra'h bat Acher ?

Elle se revêt de force et de splendeur, elle regarde l’avenir avec joie... Dans une traduction plus précise, la fin du verset est formulée autrement : « elle “rit” au dernier jour ». Il s’agit d’Élichéva, fille d’Aminadav, sœur de Na'hchon et épouse d’Aharon haCohen. Le premier jour du service dans le Michkan, elle connut quatre joies à la fois : son mari était le grand…

Rabbanite Hava Kouperman

Echet 'Haïl - combien pesait Séra'h bat Acher ?

Elle se revêt de force et de splendeur, elle regarde l’avenir avec joie...

Dans une traduction plus précise, la fin du verset est formulée autrement : « elle “rit” au dernier jour ».

Il s’agit d’Élichéva, fille d’Aminadav, sœur de Na'hchon et épouse d’Aharon haCohen.

Le premier jour du service dans le Michkan, elle connut quatre joies à la fois : son mari était le grand prêtre (Cohen Gadol), ses fils, Nadav et Avihou, étaient ses adjoints, Moché, son beau-frère, était le dirigeant de tout le peuple juif, et son frère Na'hchon était le chef de la tribu de Yehouda, le premier des 12 chefs à apporter une offrande au Michkan ce jour-là.

Mais à la fin de cette même journée, Élichéva perd ses deux fils, sans avoir pour autant le droit de porter le deuil. Son cœur de mère se déchire, mais elle n’ose rien laisser paraître...

C’est pourquoi il est dit : « elle “rit” au dernier jour ». Elle a autant besoin de force que toute autre personne a besoin de vêtements. Et la splendeur de son vêtement symbolise le fait que tous ses proches appartiennent à la noblesse.

Des paroles de sagesse sont sur ses lèvres, et ses propos sont empreints de bonté…

Il s’agit de Séra'h, fille d’Acher. Cette même Séra'h qui révèle à Yaakov que Yossef est vivant et reçoit pour cela du patriarche la bénédiction de vivre éternellement. Cette même Séra'h qui, à la veille de l’Exode, indique à la demande de Moché l’endroit où repose, dans le Nil, le cercueil contenant les restes de Yossef.

Cette même Séra'h qui sauva la ville de la destruction promise par Yoav, ministre de la Défense de David, parce que ses habitants cachaient chez eux un criminel du nom de Chéva ben Bikhri. Elle entra en négociation avec Yoav, se chargea de servir d’intermédiaire entre lui et les habitants et finit par convaincre ses concitoyens de livrer à Yoav la tête de Chéva ben Bikhri, préservant ainsi de la destruction toute la ville et tous ses habitants.

Selon la tradition, Séra'h « pesait autant qu’une ville entière d’Israël ».

Il s’agit de son importance, de son poids politique et spirituel. (On considère que Moché « équivaut » à l’ensemble du peuple juif. De même, Séra'h « équivaut » à une ville.)

À suivre

Nous remercions le magazine « La Voix de Yaakov » et personnellement Mme Alla Feldman pour les textes fournis.