S’éloigner du mensonge
9. La Torah n’interdit pas les exagérations et les métaphores couramment employées dans le langage quotidien, car les gens sont habitués à ce genre d’expressions, qui n’induisent personne en erreur.
10. Il est permis de s’écarter légèrement du sens véritable et d’embellir ses phrases par divers ajouts, si c’est nécessaire pour s’adresser à quelqu’un de manière polie. Si l’on appelle une personne qui n’est pas de la famille « fils » ou « frère », exprimant ainsi un attachement particulier à son égard, ce n’est pas interdit. Mais tout cela dépend du lieu, de l’époque et des traditions locales.
Il est permis d’employer des comparaisons et de raconter des paraboles (des histoires imaginaires qui véhiculent une idée nécessaire à la compréhension de la réalité de la vie). Cela n’est pas considéré comme un mensonge, même si l’on n’appelle pas les choses par leur nom ou que l’on s’exprime de façon très générale. Par exemple, si quelqu’un dit : « J’ai vu un million de fourmis », cela ne veut pas dire qu’il y avait exactement ce nombre d’insectes. Des expressions telles que « j’ai déjà cent fois… » ou « j’ai vu un million… » sont perçues comme des exagérations habituelles, et l’interdit n’est donc pas transgressé.
Si quelqu’un raconte une parabole, cela ne signifie pas que tout doive être fondé sur des événements réels.
11. Il arrive que les commerçants aient pour habitude d’annoncer que le prix ne baissera pas et n’augmentera pas. Mais tout le monde sait que ces paroles font partie de la publicité ou d’une stratégie employée pour conclure une affaire ; elles ne sont donc pas considérées comme un mensonge, même si les prix ont changé lors des discussions ultérieures sur les conditions.