Nechama Cheli

Éloigne-toi du mensonge - Les sujets dont il n’est pas d’usage de parler ouvertement

S’éloigner du mensonge 34. Il est permis de raconter une histoire inventée ou de changer les personnages pour apporter une aide matérielle à une personne qui éprouve de la gêne à recevoir la tsédaka d’autrui. Car, dans des circonstances ordinaires, elle n’accepterait rien et se retrouverait dans une situation difficile. Par exemple, on peut dire qu…

Éloigne-toi du mensonge - Les sujets dont il n’est pas d’usage de parler ouvertement

S’éloigner du mensonge

34. Il est permis de raconter une histoire inventée ou de changer les personnages pour apporter une aide matérielle à une personne qui éprouve de la gêne à recevoir la tsédaka d’autrui. Car, dans des circonstances ordinaires, elle n’accepterait rien et se retrouverait dans une situation difficile. Par exemple, on peut dire qu’on a rencontré un homme riche qui souhaitait distribuer de l’argent aux personnes dans le besoin à l’occasion de son anniversaire.

35. Un enseignant ou un sage auquel on demande, par curiosité, s’il a étudié un certain traité peut répondre qu’il ne l’a pas étudié (même s’il l’a étudié), et cela ne sera pas considéré comme une transgression. Au contraire, la Torah approuve cette conduite, car elle préserve souvent une personne de l’orgueil.

Cependant, si, par exemple, un rabbin fait passer un examen à ses élèves, ceux-ci n’ont pas le droit de mentir.

36. Il est permis de modifier certains éléments et même de mentir lorsqu’une personne pose des questions sur des sujets dont il n’est pas d’usage de parler ouvertement.

37. Vous avez été invités quelque part, où l’on vous a bien accueillis et généreusement régalés. Si une personne sans savoir-vivre vous demande où vous étiez et comment vous avez passé votre temps, il ne faut pas lui raconter à quel point tout s’est bien passé, afin de ne pas y attirer des invités indésirables. Mais il est néanmoins interdit de parler en mal de l’hôte et de sa famille.

**** Le 'Hafets 'Haïm arriva à l’improviste, en pleine nuit, dans sa yéchiva. Il cherchait Rabbi Yossef Chlomo Kahaneman, le rav de la ville de Ponevezh. Lorsqu’ils se rencontrèrent, le 'Hafets 'Haïm lui parla de ses difficultés avec ses débiteurs. En effet, des gens venaient souvent le voir pour lui emprunter de l’argent.

Il avait récemment vendu un certain nombre de ses livres et, l’ayant appris, plusieurs personnes lui avaient demandé un prêt. Mais il savait que certaines d’entre elles étaient malhonnêtes, empruntaient sans rembourser, et il ne voulait donc pas avoir affaire à elles.

Mais il ne voulait pas non plus enfreindre l’interdiction de mentir, ce qui l’empêchait de dire simplement qu’il n’avait pas d’argent. Le 'Hafets 'Haïm décida donc de remettre tout son argent (ou le droit de propriété sur celui-ci) au rav Kahaneman, afin que ses paroles, « Je n’ai pas d’argent », deviennent vraies.