Ce chapitre porte sur la période de sept jours suivant l’arrêt des règles.
Durant cette période, de nombreux changements importants se produisent dans l’organisme de la femme : notamment, l’ovule mûrit et la muqueuse utérine s’épaissit, comme nous l’avons déjà mentionné au premier chapitre. La femme a la possibilité particulière de participer au merveilleux processus de création qui se déroule en elle, en vérifiant délicatement son corps et en s’assurant de son état pendant ces sept jours. Durant ces jours, la femme se prépare à la purification en s’assurant quotidiennement qu’elle n’a plus d’écoulement de sang provenant de l’utérus. Ces jours sont comparés aux sept jours de la Création.
On peut aussi comparer cette période au printemps, lorsque les corolles des fleurs s’ouvrent et que les fruits commencent à grossir.
Les fruits ont déjà l’air appétissants, mais, comme on le sait, les fruits qui ne sont pas mûrs procurent peu de plaisir : ils sont soit amers, soit acides, soit tout à fait insipides. Il faut prendre son mal en patience et attendre l’été : alors, ils seront une véritable source de plaisir.
-
«Hefsek tahara»
La purification n’intervient pas dès l’arrêt apparent des règles : il faut encore que s’écoulent sept jours entiers sans écoulement de sang. Aussi, lorsqu’elle sent que le saignement a cessé, à condition qu’au moins cinq jours se soient écoulés depuis le début des règles, la femme procède à une vérification à l’approche du coucher du soleil, afin de s’assurer que tout écoulement de sang a effectivement cessé. L’heure du coucher du soleil dépend de la situation géographique et de la saison ; elle figure dans la plupart des calendriers juifs. Cette vérification est appelée « hefsek tahara », car elle atteste l’arrêt des écoulements sanguins et marque le début du processus de purification.
Après avoir constaté par une vérification que le saignement a complètement cessé, la femme met des sous-vêtements blancs et propres et commence, à la tombée de la nuit, le décompte des « sept jours de pureté »[1].
Le décompte des «sept jours de pureté»
Pendant les sept jours qui suivent le « hefsek tahara », la femme vérifie qu’elle n’a pas d’écoulement de sang et porte des sous-vêtements blancs.
Après sept jours durant lesquels les vérifications ont confirmé l’absence d’écoulement de sang, au début du huitième jour, c’est-à-dire dans la nuit du septième au huitième jour, la femme s’immerge dans le mikvé.
-
La technique de vérification
Une femme est considérée comme nidda même si une quantité infime de sang s’est écoulée de son utérus, y compris lorsque ce sang n’est pas visible à l’extérieur. À certaines périodes, la femme doit donc vérifier qu’il n’y a effectivement aucun écoulement. La vérification s’effectue à l’aide d’un tissu blanc et doux, en coton ou en lin. On peut acheter des tissus de vérification prêts à l’emploi au mikvé ou en pharmacie.
La vérification dont il est question est interne, et il faut savoir la pratiquer. On peut l’apprendre auprès d’une monitrice qui prépare les futures mariées au mariage.
Après la vérification, on examine le tissu à la lumière du jour. Des sécrétions blanches ou jaunes sur le tissu, en l’absence de traces rouges ou noires, ou présentant une nuance de rouge, indiquent que la vérification est « pure ».
Notre livre ne donne qu’un aperçu général du sujet. Les lois de la pureté familiale doivent être étudiées dans les ouvrages halakhiques appropriés, par exemple, dans le livre «Le pain, le feu et l’eau» et dans d’autres ouvrages.
[1] À la tombée de la nuit, car, selon le calendrier juif, la journée commence le soir, à l’apparition des étoiles, comme il est dit : « Il y eut un soir, il y eut un matin » (Béréchit, 1). L’heure de la tombée de la nuit, c’est-à-dire de l’apparition des étoiles, figure dans le calendrier juif.