Nechama Cheli

Honorer son père et sa mère — les parents malades

Honorer son père et sa mère 43. Si le père est mort sans avoir pu rembourser ses dettes, ses héritiers doivent le faire. S’ils n’ont reçu aucun héritage, ils n’y sont pas tenus selon le Choul’han Aroukh. Mais si les héritiers remboursent les dettes dans une telle situation, cela est considéré comme un acte positif et très important…

Honorer son père et sa mère — les parents malades

Honorer son père et sa mère

43. Si le père est mort sans avoir pu rembourser ses dettes, ses héritiers doivent le faire. S’ils n’ont reçu aucun héritage, ils n’y sont pas tenus selon le Choul’han Aroukh. Mais si les héritiers remboursent les dettes dans une telle situation, cela est considéré comme un acte positif et très important.

44. Si le père (ou les parents) a commis une transgression qui a entraîné le déshonneur et des commérages, les enfants doivent réparer la situation, même après la mort des parents. Il faut parfois, pour cela, restituer un objet volé ou un objet que le père avait accepté au titre de ribit (c’est-à-dire qu’il avait prêté à intérêt et qu’au moment du remboursement de la dette, il avait pris des objets d’une valeur équivalente au montant des intérêts). Mais même cela ne sera utile que si le père s’est repenti de ses actes avant sa mort.

45. Il existe également une obligation d’accomplir le dernier souhait des parents (leur testament). Tout le bien que les enfants font sur l’ordre de leurs parents (après leur mort) vient défendre les âmes des défunts. Nos bonnes actions en ce monde ont une influence réelle sur ce qui se passe dans le monde des âmes.

46. Si le père ou la mère a perdu la raison, le fils doit réagir en tenant compte de la nouvelle représentation de la réalité qui s’est fixée dans leur esprit. Si le fils ne peut pas affronter seul cette épreuve, il lui est permis de se limiter à veiller sur eux, voire d’engager une autre personne pour le faire. Cela est nécessaire pour protéger les parents des conflits avec autrui et du déshonneur.

Il faut se rappeler qu’une personne ayant une autre conception de la vie n’est pas considérée comme folle, à condition, bien entendu, que ses idées ne conduisent pas à des actes interdits ou qui dépassent toute mesure.

47. S’il faut retirer une écharde à son père, il convient de trouver quelqu’un d’autre pour le faire. En essayant de retirer l’écharde, le fils pourrait le blesser, ce qui constituerait une transgression du commandement d’honorer son père et sa mère. Il en va de même lorsque le fils est médecin et que son père vient le consulter, par exemple pour une prise de sang ou une opération. Dans le cadre de cette loi, le fait que le fils n’ait nullement eu l’intention de faire couler le sang de son parent ne le dégage pas de sa responsabilité.

Toutefois, cette loi ne s’applique que si l’acte en question peut être effectué par une autre personne. Si personne d’autre ne peut aider le père, il est permis de faire tout le nécessaire, à plus forte raison si sa vie ou sa santé est menacée.

48. Si les médecins ont interdit au père (ou à la mère) de consommer un certain type d’aliment et qu’il demande (ou même exige) que son fils lui en achète, le fils n’est pas tenu d’accéder à sa demande. Il arrive qu’on ne puisse pas révéler à un malade la nature du danger qui le menace ou le temps qui lui reste à vivre, afin de ne pas hâter sa mort. C’est pourquoi, si des parents malades demandent à leur fils de leur dire tout ce qu’il sait des résultats d’analyses, etc., il est interdit, dans certaines situations, de leur donner une information complète.