Nechama Cheli

L’agrandissement de l’appartement du dessus - Une épreuve d’endurance

Na'houm Schwartz sortit dans la froide nuit d’octobre. Un rapide coup d’œil à l’écran de son téléphone — il en avait coupé le son pendant la prière de Maariv — ne lui apporta aucune bonne nouvelle : Fried, le chadkhan, n’avait toujours pas appelé, bien que Na'houm n’ait pas oublié d’ajouter une demande à ce sujet à sa prière. « Il faut reconnaître, pensa-t-il, que le chidoukh et…

Hadassa Chvalb

L’agrandissement de l’appartement du dessus - Une épreuve d’endurance

Na'houm Schwartz sortit dans la froide nuit d’octobre. Un rapide coup d’œil à l’écran de son téléphone — il en avait coupé le son pendant la prière de Maariv — ne lui apporta aucune bonne nouvelle : Fried, le chadkhan, n’avait toujours pas appelé, bien que Na'houm n’ait pas oublié d’ajouter une demande à ce sujet à sa prière. « Il faut reconnaître, pensa-t-il, que ce chidoukh était voué à l’échec dès le départ, avant même que commencent toutes les prises de renseignements, et il semble que Fried attende que la famille Schwartz le comprenne d’elle-même. »

M. Schwartz se dirigea lentement vers chez lui, réfléchissant à la manière d’annoncer cette triste nouvelle à sa femme, 'Hava. Comment l’apaiser et lui rendre sa sérénité lorsqu’elle comprendrait, elle aussi, que ce chidoukh, si prometteur au départ, venait s’ajouter à la longue liste de leurs déceptions ?

Na'houm se retourna en entendant des pas s’approcher : son voisin du troisième étage le rattrapait. « Comme je suis heureux de vous rencontrer, monsieur Schwartz ! dit M. Choulman avec un sourire, tout en boutonnant son manteau en marchant. J’allais justement passer chez vous pour vous parler d’une affaire, mais pourquoi ne pas nous faire gagner du temps à tous les deux et en parler tout de suite, puisque nous faisons le même chemin ? »

Un rayon d’espoir illumina l’âme de Na'houm : peut-être allait-on lui proposer un excellent chidoukh !

En réalité, les Schwartz et les Choulman étaient de bons voisins depuis de nombreuses années, et les Choulman comprenaient certainement fort bien que toutes les rumeurs concernant leur famille étaient totalement infondées et qu’il n’existait aucun lien entre la famille de Na'houm Schwartz et ce qui était arrivé à son frère. M. Schwartz était ravi de cette rencontre inattendue et de savoir qu’on allait lui parler d’une autre jeune fille merveilleuse pour son fils : il aurait ainsi autre chose à raconter à sa femme en rentrant que le fait que le chadkhan n’avait toujours pas rappelé. Après tout, quelle importance que la nouvelle proposition de chidoukh vienne d’un voisin rencontré par hasard en revenant de la synagogue ou du chadkhan Fried ?

Malheureusement, ce rayon d’espoir s’éteignit avant même d’avoir pu vraiment s’embraser. Tout ce dont le voisin du dessus souhaitait parler, c’étaient simplement ses projets d’agrandissement de son appartement. Pour ajouter à sa chambre un balcon et une pièce supplémentaire, il avait besoin des signatures de tous les habitants de l’immeuble.

« Vous comprenez, nos enfants mariés viennent pour les fêtes et pour Chabbat, ils amènent les petits-enfants. Nous avons encore, D.ieu merci, la maison pleine de nos propres enfants, et quand les grands garçons reviennent de la yéchiva, on ne peut plus bouger ! expliqua M. Choulman alors qu’ils s’engageaient sur l’allée menant à l’entrée de leur immeuble. On nous a conseillé de nous adresser à une entreprise de construction, et son directeur nous a été recommandé comme un homme de parole, craignant D.ieu, et un véritable professionnel sur lequel on peut compter en tout. Nous avons déjà déposé les documents auprès des autorités compétentes. Il ne nous manque plus que les signatures des voisins pour commencer les travaux. »

C’était même une bonne chose que 'Hava ne soit pas à la maison. En franchissant le seuil, Na'houm était trop contrarié et vidé par l’espoir déçu qu’il avait placé dans la conversation avec son voisin, ainsi que par le fait que le chadkhan n’avait toujours pas rappelé. Na'houm suspendit sa veste et son chapeau au portemanteau et inspira profondément à plusieurs reprises, essayant de repenser à sa conversation avec M. Choulman et de comprendre ce qui l’avait tant contrarié. Ce n’était certainement pas la demande de signer une autorisation d’agrandissement, mais bien la façon péremptoire dont son voisin l’avait formulée. S’il était venu, comme cela se fait dans de tels cas, pour parler, présenter sa demande, écouter les éventuels arguments pour et contre, en discuter, aurait-il vraiment refusé cela à un bon voisin ? Mais la manière dont il avait laissé tomber, comme en passant, qu’il fallait griffonner une signature sur un papier avait réduit l’importance de cet agrandissement à celle, par exemple, d’une demande de laisser une clé pour un enfant ou de prêter une brique de lait. M. Choulman s’était montré si sûr de lui, comme si son agrandissement était, au fond, une affaire déjà réglée, comme si rien ne dépendait du voisin du dessous et que sa signature n’était qu’une pure formalité, rien de plus. On aurait cru que tout l’immeuble lui appartenait, qu’il pouvait disposer des parties communes à sa guise, et puis…

'Hava ouvrit la porte et entra chez elle, chargée de sacs du supermarché. Elle rangea ses courses sans se presser : le lait et les yaourts au réfrigérateur, les biscuits et les conserves dans le buffet, les pommes de terre dans le bac réservé à cet usage sous la table ; ce n’est qu’alors qu’elle remarqua que quelque chose contrariait son mari.

Na'houm lui raconta en quelques mots sa conversation avec le voisin, et ils sortirent ensemble sur le balcon pour regarder le ciel, à l’endroit où, très bientôt — c’était évident —, trônerait  le grand balcon ajouté par les Choulman.

« Cela ne te préoccupe donc pas du tout qu’ils nous privent de toute la lumière du soleil avec leur agrandissement ? Et tu ne penses pas que notre appartement va perdre beaucoup de sa valeur à cause de ce balcon construit au-dessus ? »  s’étonna Na'houm. 'Hava leva les yeux vers le ciel d’automne étoilé et tenta d’imaginer comment le nouveau balcon des Choulman lui cacherait cette vue. Elle savoura le silence et imagina tout le bruit que feraient les enfants et les petits-enfants des voisins du dessus en courant et en jouant le Chabbat à midi, quand son mari et elle voudraient se reposer au calme. Elle poussa un profond soupir et pensa à son mari. « De toute évidence, Fried n’a toujours pas rappelé, sinon mon mari ne parlerait pas des projets de construction des Choulman. Il faut probablement faire une croix sur ce chidoukh. La famille a entendu les rumeurs concernant notre histoire et a rejoint tous ceux qui ont déjà renoncé à s’allier à nous par un mariage. »

« Il me semble, commença prudemment 'Hava lorsqu’ils furent revenus dans la cuisine, qu’il y a autre chose qui te préoccupe, ou plutôt qui nous préoccupe tous les deux, en plus de la situation du marché immobilier. Il nous est difficile, à toi comme à moi, de simplement regarder avec quelle facilité les Choulman marient leurs enfants et organisent des fêtes pour leurs petits-enfants, puis nous demandent l’autorisation d’agrandir leur logement afin d’avoir encore plus de place pour profiter de leur bonheur sans nuages. Il nous est difficile de voir tout cela alors que nous nous trouvons dans une situation aussi difficile. »

« Mais, 'Hava, objecta Na'houm, à t’entendre, il ne s’agirait de rien d’autre que de la banale jalousie humaine ! »

Na'houm lissa sa barbe, et un poil blanc tomba sur la table. Il était déjà bien moins jeune qu’il ne l’aurait souhaité, et chaque chidoukh manqué pour son fils semblait lui donner davantage de cheveux blancs. Eh bien, si cela continuait ainsi, si chaque famille à qui l’on proposait un chidoukh avec leur fils refusait avant même la première rencontre, il avait des chances de blanchir complètement avant même la fin de l’année. « Le monde n’est pas tout noir ou tout blanc, comme tu le dis, mais la jalousie entre certainement en jeu ici », dit 'Hava en essuyant une larme au coin de l’œil.

Il n’y avait pas grand-chose à ajouter, et 'Hava se mit à préparer le dîner. Elle alluma le gaz sous la poêle et, pendant que celle-ci chauffait, disposa les assiettes sur la table. Elle cassa des œufs dans un bol et les battit pour l’omelette, mais ses pensées étaient bien loin de la cuisine. Leur Tsvika avait deux ans de plus que Méïr Choulman, déjà père de famille, et il était toujours célibataire. Dini, la suivante à attendre un chidoukh, était plus âgée que Mimi Choulman, qui promenait déjà fièrement son premier-né en poussette. Et Né'hama avait déjà terminé le séminaire — où étaient donc les foules de chadkhanim pour assiéger leur porte et faire sonner le téléphone sans arrêt ? Ses enfants comptaient parmi les meilleurs partis sur le marché des chidoukhim, elle en était absolument certaine, mais les rumeurs venimeuses qui entouraient leur famille à cause de l’histoire de leur oncle tenaient les chadkhanim aussi loin que possible, ce qui n’ajoutait aucune joie à leur vie…

Le chadkhan, M. Fried, ne rappela pas, ni ce soir-là ni le lendemain soir, et M. Choulman ne reparut plus avec sa feuille à faire signer. Un soir, plus tard dans la semaine, M. Schwartz se retrouva sur le palier du troisième étage, à sonner chez les Choulman. « Je suis venu signer », dit-il à son voisin en chassant les pensées négatives. « 'Hava a raison, je ne dois pas laisser la jalousie s’emparer de moi. Si les voisins ont besoin de faire construire, je ne dois pas les en empêcher ; il vaut mieux leur faciliter les choses et signer l’autorisation. »

M. Schwartz sortit un stylo de sa poche et apposa son nom sur les feuilles étalées sur la table du bureau. Aussitôt après, M. Choulman lui dit « merci » sans autre commentaire, puis le raccompagna à la porte en lui souhaitant une bonne nuit.

Na'houm se sentit en quelque sorte blessé : comme si on lui avait marché dessus et craché dessus sans même le remarquer. En quoi était-il différent d’un ver de terre ?

« Je me demande pourquoi M. Choulman trouvait si naturel que j’accepte tout et que je me précipite pour signer ses papiers ? Pourquoi n’a-t-il même pas essayé de se montrer reconnaissant et d’exprimer sa gratitude plus clairement ? Je me suis rongé les sangs, j’ai passé plusieurs nuits sans dormir, j’ai tourné en rond en essayant de vaincre mon mauvais penchant, et lui reste si indifférent, comme si je n’avais rien fait de particulier pour lui. Comme si ma signature avait été une simple formalité technique, dont il aurait même pu se passer, et comme s’il était évident pour chacun que je signerais tout ce qu’il me demanderait ? »

S’échauffant de la sorte, Na'houm était déjà prêt à remonter en courant au troisième étage pour déchirer en morceaux ces odieuses feuilles, mais le bon sens l’emporta et il entra silencieusement chez lui. Il ne lui restait plus qu’à attendre le début des travaux et à travailler, en attendant, sur son propre caractère.

Enfin, les jours de travaux arrivèrent. M. Choulman fit entrer chez les Schwartz le directeur de l’entreprise de construction, selon ses mots, « juste une petite minute, pour regarder sous un autre angle la disposition de notre appartement et voir comment accéder au mieux à la fenêtre de notre chambre ». Une minute passa, puis cinq, et il se trouva qu’au bout d’une demi-heure, l’entrepreneur informa M. Schwartz qu’il lui faudrait laisser les ouvriers accéder au balcon de son appartement, car c’était la seule manière de réaliser les travaux et qu’il n’y avait aucune autre solution.

Ainsi, le balcon des Schwartz, attenant à la chambre des garçons, se transforma en une seule journée en chantier, avec des ouvriers allant et venant, transportant des outils et répandant de la saleté dans toute la maison. Une fois de plus, Na'houm et 'Hava Schwartz durent se mordre les lèvres et supporter encore et encore des désagréments croissants.

Même lorsque les ouvriers cessèrent les travaux extérieurs et quittèrent définitivement leur appartement, les Schwartz ne purent pousser un soupir de soulagement. Le bruit, les vibrations, la poussière et la saleté des travaux à l’étage du dessus étaient tout simplement insupportables. À l’honneur des Schwartz, il faut dire qu’ils supportaient stoïquement tous ces désagréments et attendaient avec impatience la fin des travaux.

Est-il besoin de dire que le chadkhan, M. Fried, n’avait toujours pas rappelé pendant tout ce temps ?

La journée était particulièrement chaude sur le chantier des Choulman. Les ouvriers avaient encombré tout l’escalier de sacs de ciment et les montaient sans arrêt dans l’appartement, redescendant au retour des seaux remplis de gravats. Les coups de marteau et le bruit strident des perceuses étaient insupportables. M. Schwartz décida que c’en était trop.

« Je n’arrive pas à imaginer ce qui se passe là-haut aujourd’hui, pensait-il au milieu du fracas des marteaux du chantier. Fatigué et nerveux, il sortit sur le balcon et leva les yeux. — Je ne comprends pas ce qu’ils y fo- … »

Crac ! Boum !

Un seau plein de mortier de ciment encore mal mélangé glissa de la main d’un des ouvriers et tomba à toute vitesse sur le balcon du deuxième étage. Le sol et les murs furent entièrement couverts de projections de cet affreux mortier gris et collant, et M. Schwartz lui-même, dans son costume sobre et sa chemise qui était encore blanche comme neige un instant plus tôt, ne se distinguait plus des ouvriers dans leurs vieux vêtements de travail tachés de peinture et de ciment.

Ça suffit ! C’est fini ! Toute patience a ses limites ! C’en est trop !

Na'houm n’essaya même pas de débarrasser son costume des paquets de ciment et ne prit pas non plus le temps d’examiner les dégâts. L’accord est annulé. Il va, à l’instant même, sans attendre une seule seconde, informer Choulman qu’il retire son autorisation et que celui-ci doit arrêter tous ses travaux immédiatement. Les Schwartz ont assez souffert et n’ont pas l’intention de souffrir davantage, si peu que ce soit.

De son côté, 'Hava n’était pas moins choquée que son mari. « C’est horrible ! s’indignait-elle. Mais, s’il te plaît, n’oublions pas ce dont nous avions parlé avant de signer l’autorisation de construire : nous ne laisserons pas la jalousie s’emparer de nos cœurs. Nous leur avons bien permis de faire cet agrandissement de notre plein gré, avec tous les désagréments possibles. »

Son mari fut quelque peu décontenancé par cette réponse : « Alors, que veux-tu donc ? Tu comptes les laisser continuer à nous causer du tort, à détruire notre maison ? Tu proposes de faire comme si rien ne s’était passé et de les laisser continuer à faire tout ce qui leur plaît ? » 'Hava ne répondit pas. Et que pouvait-elle répondre ? Elle regarda simplement son mari, les yeux suppliants : s’il te plaît, rassemble toute ta volonté et ne laisse pas le mauvais penchant et la colère l’emporter sur la raison ! 'Hava priait dans son cœur pour que les décisions impulsives de son mari ne portent préjudice ni à eux-mêmes, ni aux voisins du dessus, ni à leur amitié de longue date.

Ce jour-là, 'Hava pouvait à juste titre être fière de son mari. Na'houm rassembla toute sa volonté, inspirant profondément à chaque marche qu’il montait vers le troisième étage.

Il frappa doucement à la porte des Choulman et décrivit le plus calmement possible l’incident du ciment renversé sur leur balcon et les dégâts causés. Il demanda calmement aux ouvriers de nettoyer ce qu’ils avaient sali, et pas un mot de colère ni de reproche ne franchit ses lèvres.

Une semaine passa. Le ciment avait été raclé du sol et des murs du balcon des Schwartz, les dommages causés avaient été intégralement indemnisés, et les travaux de l’appartement du troisième étage étaient entrés dans leur phase finale : plus de perçage ni de démolition de murs, seulement les finitions intérieures, qui ne dérangeaient presque plus ni les voisins du dessous ni les propriétaires eux-mêmes de l’appartement agrandi. Les Choulman se réjouissaient que tout soit presque prêt, et les Schwartz se réjouissaient de ne plus avoir à redouter de désagréments venant des voisins du dessus.

Comme vous l’avez déjà deviné, M. Fried, le chadkhan, avait complètement disparu de l’horizon des Schwartz, mais juste au moment où ils étaient prêts à commencer à chercher tout à fait ailleurs, un autre chadkhan les appela avec une proposition inattendue. Le chadkhan se mit à décrire avec enthousiasme les qualités exceptionnelles de la jeune fille et la bonne situation de sa famille, et ajouta que l’autre famille était si intéressée par ce chidoukh qu’elle avait déjà donné son accord pour une première rencontre entre sa fille et Tsvi Schwartz.

Na'houm Schwartz n’en croyait pas ses oreilles. « Ah… hum… ont-ils recueilli tous les renseignements sur notre famille ? »

(Serait-il possible que les rumeurs sur mon frère ne soient pas parvenues aux parents de cette éventuelle fiancée ? Dans ce cas, ce n’est qu’une question de quelques jours, sinon de quelques heures, puisque toute la ville est au courant de cette histoire depuis longtemps…)

Le chadkhan sourit : « En réalité, ils n’ont pratiquement pas eu à se renseigner spécialement sur vous. À vrai dire, vous leur avez fait la meilleure impression qui soit. Vous ne vous doutez sans doute pas que votre futur parent par alliance — sous d’heureux auspices ! — n’est autre que le directeur de l’entreprise de construction avec laquelle votre voisin, monsieur Choulman, a signé un contrat. Il est récemment venu chez vous et je pense que vous n’êtes pas près d’oublier cette histoire, ajouta le chadkhan en riant de nouveau. Eh bien, il a été profondément impressionné par votre dignité dans une situation où vous aviez subi des dommages et étiez en droit de vous indigner et d’exiger une indemnisation plus importante, alors que vous aviez même le pouvoir de faire arrêter tous les travaux ! Mais vous vous êtes comporté avec tant de noblesse, tellement dans l’esprit de ce que nos Sages enseignent dans les ouvrages de moussar… Ce qu’il a vu chez vous l’a tellement marqué, il a été si touché par vos qualités qu’il a immédiatement compris que votre foyer était précisément celui qu’il avait toujours recherché pour sa fille. Ils considèrent que s’allier à vous par le mariage sera un honneur tout particulier pour leur famille entière ! »

Mais cette heureuse histoire ne s’est pas arrêtée là. En l’espace d’un an, monsieur Schwartz a célébré le mariage de chacun de ses trois enfants adultes, et les échos de la joie et des fêtes familiales se sont intégrés à la vie quotidienne d’un autre foyer : l’appartement du deuxième étage. Na’houm et ‘Hava Schwartz ont même commencé à envisager de faire construire une extension.

Traduction d’A. Chvalb, d’après des textes de la publication « Michméret haChalom »