Aujourd’hui, je veux vous apprendre à assurer ce qui nous est cher mieux qu’avec n’importe quelle assurance. De plus, cela coûtera bien moins cher que les services des compagnies d’assurance et sera beaucoup plus fiable.
Nous, les femmes, ne voulons pas observer passivement les circonstances ; nous voulons prendre des mesures pour protéger nos biens. Supposons que nous ayons acheté un appartement à crédit. Qui peut garantir qu’il nous appartiendra toujours ? Tout peut changer : on peut perdre son emploi, quelque chose peut aller de travers…
Les enfants. Les nôtres sont merveilleux, qu’ils soient en bonne santé. Mais qui peut garantir qu’ils ne traverseront pas de crise à l’adolescence ? Qui peut assurer que tous nos enfants nous suivront sur le droit chemin ? Personne n’est à l’abri des erreurs ; un enfant aussi peut se mettre à faire des embardées…
Qui peut me promettre de préserver mes enfants ? Mes biens ? Tout ce que je possède ?… Comment m’assurer contre les pertes ? Comment demander l’aide du Tout-Puissant dans ce domaine ?…
Dans la paracha Ekev du Livre du Deutéronome, il est écrit (8:11, 12,14) : « Garde-toi d’oublier l’Éternel, ton D.ieu, en ne respectant pas Ses commandements, Ses ordonnances et Ses lois que je te prescris aujourd’hui. Sinon, (lorsque) tu mangeras et seras rassasié, que tu bâtiras de belles maisons et t’y installeras, ton cœur s’enorgueillira et tu oublieras l’Éternel, ton D.ieu. » Combien de personnes, après avoir mangé et s’être bien rassasiées, ont oublié de dire : « Tout-Puissant ! Merci pour cette nourriture savoureuse et nourrissante. Tout ce que je possède vient de Toi. »
Bien plus, il est écrit ensuite (8: 17) : « Et tu diras en ton cœur : C’est ma force et la puissance de ma main qui m’ont acquis toute cette richesse. » Le grand danger, c’est que l’homme ne risque pas seulement d’oublier que tout vient du Tout-Puissant. Il s’attribue aussitôt tout le mérite. Pendant un mois entier, il a travaillé, il a trimé comme un cheval de trait. En recevant son salaire, il se sent indépendant de tous. Il peut très bien se débrouiller « sans le Tout-Puissant » aussi, à D.ieu ne plaise. Puis il va dans un magasin et y passe sa carte de crédit. À qui appartient cet argent ? À lui, bien sûr ! Il a travaillé, il a été payé.
Et qu’est-il écrit dans la Torah ? « Et souviens-toi de l’Éternel, ton D.ieu, car c’est Lui qui te donne la force d’acquérir des richesses » (Deutéronome 8:18).
Le secret pour que tous nos acquis ne disparaissent pas et restent nôtres jusqu’à 120 ans, c’est : « Et souviens-toi de l’Éternel », car « c’est Lui qui te donne la force ». C’est Lui qui te donne la santé, les enfants, l’appartement, les revenus. Tout vient de Lui !
Et que se passe-t-il quand on me fait un compliment ? « Comme tu es douée ! », « Comme tu es capable ! » Il ne faut pas répondre : « Oh, vous exagérez ! » Car, en réalité, tu rêves d’entendre encore des éloges ! Il faut répondre : « Merci. Mais cela ne vient pas de moi, c’est un don du Tout-Puissant. »
Même si j’ai travaillé des journées entières pour enfin recevoir mon salaire à la fin du mois et m’en réjouir, je dois garder au fond de moi le sentiment que tout vient de Lui. Si nous n’oublions pas un seul instant que tout vient du Tout-Puissant, alors, avec l’aide de D.ieu, il nous est promis que tout cela restera en notre possession et sera préservé pour nous.
Voyez ce qui est encore écrit dans la même paracha (Deutéronome 7:17) : « Peut-être diras-tu en ton cœur : Ces peuples sont plus nombreux que moi, comment pourrai-je les chasser ? » Le Tout-Puissant rassure le peuple d’Israël. Avant d’entrer dans le pays, ils devaient en chasser tous les peuples qui y vivaient, soit 7 peuples. Comment faire ? Par où commencer ? S’ils ne comptaient que sur leurs propres forces, qui pourrait leur garantir le succès ?! Mais l’Éternel les rassure : « Ne les crains pas » (7:18). Pourquoi cela fonctionnera-t-il ? Parce qu’ils se souviennent de Celui qui leur donne la force de combattre.
Je veux partager avec vous ce que j’ai entendu récemment. Il y a bien des années, j’ai fait un voyage sur les lieux de la vie juive en Pologne, dans les villes où les Juifs avaient vécu et dans les camps où ils avaient été assassinés. Auschwitz, Majdanek. Un peu d’histoire, mais sur place, les impressions sont plus vives. Et j’ai eu la chance de visiter l’ancienne yéchiva « Hakhmei Lublin », très célèbre pour les sages de la Torah qui y avaient enseigné et étudié. On venait de loin consulter le directeur de cette yéchiva, pour apprendre de lui les voies d’une éducation juive de qualité.
Un de ces visiteurs, arrivé un jour à une heure inhabituelle, entendit des bruits étranges en haut de l’escalier. Il décida de monter pour voir ce qui se passait. Une fois en haut, il vit le directeur de la yéchiva en personne, le rav Chapiro, qui priait à voix haute avec concentration en disant : « Hou hanoten lekha koa’h laassot ’haïl » — « Il te donne la force d’accomplir des (actes) valeureux ». Mais ’haïl correspond aussi aux premières lettres des mots « Yéchivat Hakhmei Lublin ». Autrement dit, le rav Chapiro avait donné ce nom à sa yéchiva pour se souvenir constamment de Celui qui lui donnait la force.