Nechama Cheli

L’attitude envers les cohanim et les lévites — La mitsva de respecter les cohanim

L’attitude envers les cohanim et les lévites [1] Les cohanim ont toujours été responsables du service au Temple. Dès l’époque d’Aharon, un rituel particulier de consécration fut accompli, à l’issue duquel chaque cohen, en raison de sa sainteté particulière, se soumettait à des restrictions spécifiques tout en bénéficiant de nombreux privilèges. Et même à notre…

L’attitude envers les cohanim et les lévites — La mitsva de respecter les cohanim

L’attitude envers les cohanim et les lévites [1]

Les cohanim ont toujours été responsables du service au Temple. Dès l’époque d’Aharon, un rituel particulier de consécration fut accompli, à l’issue duquel chaque cohen, en raison de sa sainteté particulière, se soumettait à des restrictions spécifiques tout en bénéficiant de nombreux privilèges. Aujourd’hui encore, en l’absence du Temple, le cohen est appelé en premier à la Torah ; on lui accorde la priorité pour réciter les bénédictions, choisir la meilleure part lors d’un partage de biens, etc.

1. Tout Juif a la mitsva de respecter les cohanim, comme il est dit dans la Torah à leur sujet : « Tu le sanctifieras, car c’est lui qui offre (en sacrifice) le pain de ton D.ieu ; qu’il soit saint pour toi, car Je suis saint, Moi, l’Éternel qui vous sanctifie » (« Vayikra », 21:8).

Ce respect doit s’exprimer aussi bien par les actes que par les paroles. Pour tout ce qui touche à la Torah et à la sainteté, les cohanim ont la priorité. C’est pourquoi, avant toute cérémonie particulière ou avant de réciter des bénédictions (par exemple, lors d’un mariage ou d’une brit-mila), il faut toujours vérifier si un cohen est présent et, si c’est le cas, lui accorder l’honneur qui lui revient.

2. Même un cohen devenu infirme, qui ne peut donc pas servir au Temple, ne perd pas son statut particulier. Il faut donc lui aussi le traiter avec respect. La question ne se pose que pour les très jeunes cohanim (de moins de 13 ans). Les avis des Sages des dernières générations divergent sur ce point ; ceux qui souhaitent éviter le doute doivent donc manifester un respect particulier même envers les jeunes cohanim.

3. Un cohen qui a épousé une femme qui lui est interdite perd la sainteté qu’il possédait auparavant et, par conséquent, tous les privilèges du cohen. Il ne pourra reprendre son service qu’après avoir divorcé d’elle et s’être pleinement repenti.

4. Si une personne trouve dans la rue deux objets, dont l’un appartient à un cohen et l’autre à un lévite, elle doit d’abord rendre celui que le cohen a perdu.

Dans un tel cas, le cohen vient en premier, le lévite en deuxième, l’Israël (un Juif ordinaire) en troisième et le mamzer (né d’une union interdite, par exemple d’une femme mariée et d’un homme autre que son mari) en dernier. Il en va de même pour les mitsvot du rachat des captifs et de la tsédaka.

De même, pour les bénédictions avant et après le repas, il faut donner la priorité au cohen et, en l’absence de cohen, le lévite a la priorité sur l’Israël. Mais cette hiérarchie ne vaut que s’ils ont le même niveau de connaissance de la Torah. Si le cohen est un ignorant et qu’une autre personne est un mamzer, mais un érudit en Torah, la situation change radicalement : dans ce cas, le mamzer érudit en Torah passe en premier.

[1] Les descendants de la tribu de Lévi ont été choisis pour le service au Temple, et la partie la plus importante de ce service, liée aux korbanot (ce que l’on appelle les sacrifices), fut confiée aux cohanim, les prêtres descendants d’Aharon, le frère de Moché. La Torah prescrit aux cohanim d’observer des règles particulières de sainteté.