Nechama Cheli

L’attitude envers les cohanim et les lévites : que peut-on demander à un cohen ?

Si un cohen se trouve parmi les personnes présentes, il faut lui proposer en premier de prononcer un dvar Torah (il est d’usage, au cours d’un repas, de demander à l’une des personnes présentes d’exposer une interprétation de la Torah) ou de prendre la parole lors d’une assemblée publique. 6. Si l’on procède au partage d’un bien et que chacun doit prendre sa pa…

L’attitude envers les cohanim et les lévites : que peut-on demander à un cohen ?
Si un cohen se trouve parmi les personnes présentes, il faut lui proposer en premier de prononcer un dvar Torah (il est d’usage, au cours d’un repas, de demander à l’une des personnes présentes d’exposer une interprétation de la Torah) ou de prendre la parole lors d’une assemblée publique.

6. Si l’on procède au partage d’un bien et que chacun doit prendre sa part, on donne au cohen la possibilité de choisir en premier, même s’il s’agit de parts égales.

7. Un cohen peut renoncer à certains privilèges s’il estime qu’une personne plus digne se trouve à ses côtés. Lors des grands repas organisés en l’honneur d’une brit mila ou d’un mariage, le cohen peut céder à quelqu’un d’autre son droit de prononcer la bénédiction en premier. Mais, pour la lecture de la Torah, seul un cohen est dans tous les cas appelé en premier, suivi d’un lévite.

8. Sauf nécessité particulière, on ne demande pas à un cohen de porter des affaires ou de servir à table, surtout si cela implique un travail salissant. Toutefois, si le cohen souhaite apporter son aide de sa propre initiative, cela n’est pas interdit.

Selon un avis, la mé’hila (la renonciation valide d’un cohen qui accepte d’effectuer tel ou tel travail sans rien avoir à redire) ne s’applique que lorsqu’il tire un avantage du travail effectué, par exemple s’il est rémunéré, ou lorsqu’un proche qu’il est toujours heureux d’aider s’adresse à lui. Il est préférable, a priori, de suivre cet avis.

9. Selon certains spécialistes de la loi de la Torah, celui qui demande à un cohen ignorant d’effectuer tel ou tel travail ne transgresse pas le commandement d’« honorer les cohanim ». Mais, même dans ce cas, il n’est pas permis de lui faire effectuer un travail salissant (par exemple ramasser les ordures et les jeter).

Dans la mesure du possible, il faut également appliquer cette règle à un jeune cohen qui n’a pas encore treize ans. Mais un cohen peut toujours demander à un autre cohen de l’aider à porter des affaires ou d’effectuer une autre tâche.

10. Celui qui méprise un cohen ou le déshonore transgresse le commandement de « le sanctifier ». Tous ceux qui écoutent des commérages sur un cohen, les propagent eux-mêmes, insultent un cohen ou, à plus forte raison, le frappent, transgressent eux aussi cet interdit. On sait également que celui qui insulte un cohen doit payer une amende plus élevée que pour une insulte envers un lévite.

11. Avant les bénédictions récitées durant la prière, les lévites aident toujours les cohanim à se laver les mains, et cela est considéré comme une mitsva, même si le cohen est ignorant.

12. Le commandement d’honorer un cohen n’est limité ni dans le temps ni dans l’espace. Tous les Juifs sont tenus d’honorer et de soutenir les descendants d’Aaron, même après la destruction du Temple. Il faut également habituer les enfants à cette mitsva, en leur parlant du Temple et du statut particulier des cohanim.