Nechama Cheli

L’attitude envers les sages et les anciens — Le maître principal de chacun

L’attitude envers les sages et les anciens 4. Le Talmud dit que le maître principal est celui dont on a reçu la plus grande partie de ses connaissances spirituelles, ou les clés qui permettent de les comprendre. Il mérite davantage de respect que le père, car le père fait venir l’homme dans ce monde, tandis que le Maître le conduit à se perfectionner et lui ouvr…

L’attitude envers les sages et les anciens — Le maître principal de chacun

L’attitude envers les sages et les anciens

4. Le Talmud dit que le maître principal est celui dont on a reçu la plus grande partie de ses connaissances spirituelles, ou les clés qui permettent de les comprendre. Il mérite davantage de respect que le père, car le père fait venir l’homme dans ce monde, tandis que le Maître le conduit à se perfectionner et lui ouvre les portes du monde à venir.

5. Un sage et un juste connu, renommé pour sa connaissance de la Torah et qui y surpasse les autres, mérite lui aussi un respect particulier ; il est assimilé au maître principal.

6. Trois objets se trouvaient au bord du chemin : l’un avait été perdu par le maître, l’autre par le père, et le troisième par l’intéressé lui-même. S’il n’a pas le temps de ramasser tous les objets à la fois pour les rendre à leurs propriétaires, mais seulement le temps d’en prendre un seul (par exemple, s’il est en voyage et que le sort de tous les membres de l’expédition dépend de lui), il doit prendre uniquement celui qui lui appartient. S’il n’y a que deux objets, dont l’un appartient au père et l’autre au maître principal, il faut rendre d’abord celui qui appartient au maître.

Il en va de même lorsque le maître principal et le père sont captifs et que, pour une raison quelconque, on ne peut pas les libérer (les racheter) tous les deux à la fois. Dans ce cas, il faut libérer son maître en premier. Cette règle de priorité s’applique aussi aux lois relatives à l’aide à apporter à autrui, par exemple lors du chargement ou du déchargement, lorsqu’une personne ne peut pas s’acquitter aisément de la tâche.

Cependant, si le père possède lui aussi la sagesse de la Torah, la priorité lui revient.

7. Si le père paie les études de son fils, le maître qui perçoit une rémunération pour son enseignement passe au second rang ; c’est donc au père qu’il faut porter secours en premier, et non au maître.

Si, en revanche, le maître poursuivait ses cours même sans cet argent, il resterait prioritaire.

8. Celui qui nie les paroles de son maître, les conteste dans le but de l’humilier ou se querelle simplement avec lui est assimilé à celui qui se révolte contre la Chekhina (la Présence divine). Celui qui pense du mal de son maître ou d’un autre sage de la Torah, c’est comme s’il pensait du mal du Tout-Puissant Lui-même. Si quelqu’un traite les sages de la Torah avec mépris, la Chekhina quitte le peuple d’Israël.

9. Il est interdit de répondre aux questions complexes que les gens posent en matière de halakha, ou d’enseigner sans le consentement de son maître, même si l’élève se trouve dans un autre pays ; à plus forte raison est-il interdit de le faire en présence du maître. Cependant, si l’élève se trouve dans un endroit où les gens transgressent des interdits (par ignorance), il est permis de leur enseigner les règles élémentaires afin d’éviter ces transgressions.

Un élève peut engager une controverse halakhique avec son maître s’il dispose de preuves solides du bien-fondé de sa position.