47. En principe, il est interdit de demander à son maître ou à un sage de la Torah d’effectuer quelque travail que ce soit. Celui-ci peut toutefois exercer un métier ou se mettre au service de quelqu’un si cela lui procure un revenu et lui est nécessaire.
48. La mitsva d’aider son prochain concerne tout le monde, même les plus grands sages. Si personne d’autre n’est présent pour aider celui qui se trouve en difficulté, le maître ou le sage doit lui venir en aide.
49. Le commandement positif de s’attacher aux sages et à leurs disciples découle du verset (« Devarim », 10:20) : « Attache-toi à Lui... » Il est pratiquement impossible d’étudier la Torah sans se rapprocher des sages et des véritables maîtres. La sagesse et la pureté authentiques s’acquièrent lorsque nous côtoyons des personnes justes qui portent en elles une parcelle de perfection. C’est précisément pourquoi la Torah ordonne de « s’attacher » aux véritables justes et aux sages de la Torah, et de rester auprès d’eux. Ce désir de « s’attacher » peut s’exprimer de différentes manières, par exemple par l’étude, par l’aide apportée au maître, en créant une entreprise avec lui, en s’alliant à lui par le mariage, et ainsi de suite.
En côtoyant les sages, l’être humain reçoit une bénédiction particulière d’En Haut, qui l’aide à réussir dans ses affaires et dans son étude. C’est précisément pourquoi les Sages disaient : « Celui qui aide son maître acquiert davantage que celui qui se contente d’étudier la Torah auprès de lui. »
50. Si une personne a le choix entre se rendre dans une maison d’étude où les sages sont réunis ou dans un lieu où les gens se divertissent et se livrent à des occupations futiles, en choisissant la seconde possibilité, elle transgresse le commandement de la Torah qui ordonne de se rapprocher des sages.
51. Si un maître ou un sage de la Torah attise les querelles, sème la discorde dans la communauté ou colporte des ragots, il n’y a pas d’obligation de se lever devant lui.