Nechama Cheli

L’attitude envers les sages et les personnes âgées — L’interdiction de mépriser et d’insulter un sage

42. Toute personne qui étudie la Torah est tenue de se lever à la vue de son maître ou d’un autre sage de la Torah. 43. Il est préférable qu’un sage ou un maître emprunte un chemin qui oblige le moins de personnes possible à interrompre leurs occupations et leur étude pour se lever. 44. Si deux personnes entrent dans un magasin et que l’une d’elles…

L’attitude envers les sages et les personnes âgées — L’interdiction de mépriser et d’insulter un sage

42. Toute personne qui étudie la Torah est tenue de se lever à la vue de son maître ou d’un autre sage de la Torah.

43. Il est préférable qu’un sage ou un maître emprunte un chemin qui oblige le moins de personnes possible à interrompre leurs occupations et leur étude pour se lever.

44. Si deux personnes entrent dans un magasin et que l’une d’elles est un sage de la Torah que vous connaissez ou votre maître, vous devez lui céder le passage pour qu’il soit servi en premier.

45. Il est interdit de traiter les sages avec mépris et, à plus forte raison, d’insulter un sage. Le Talmud affirme qu’une personne qui transgresse cet interdit ne peut guérir de ses maladies et perd sa part dans le Monde à venir.

En réalité, il s’agit ici de la transgression de plusieurs commandements à la fois :

1. Il n’éprouve aucune crainte révérencielle envers le sage et ne le respecte pas (voir « Deutéronome », 6:13);

2. Il n’accomplit pas le commandement « véhadarta pné zaken » (« Devant les cheveux blancs, lève-toi et honore le vieillard » (« Lévitique », 19:32));

3. Il est également dit à son sujet : « Devar Hachem biza » (« Il a méprisé la parole de Dieu » (« Nombres », 15:31)).

Le Talmud dit que Jérusalem ne fut livrée aux mains de l’ennemi et détruite qu’après que l’on eut commencé à mépriser les sages de la Torah, à les couvrir de honte et à les humilier de toutes les manières.

46. Lorsqu’on insulte un sage ou un maître, il est interdit de se taire : il faut exprimer son désaccord et sa réprobation.

*** La nuit de Sim'hat Torah. Toute la ville participait aux danses et aux hakafot (rondes avec un rouleau de la Torah). Alors qu’il se faisait déjà tard et que les gens commençaient à rentrer chez eux, le rav Yéhochoua Leib Diskin fit venir le responsable de l’office à la synagogue et lui murmura quelque chose à l’oreille. Celui-ci écouta le rabbin, leva la tête et annonça à haute voix : « Nous recommençons les hakafot depuis le début. » Tous, comme si de rien n’était, reprirent leur place et le chantre se mit à chanter. Lorsque les nouvelles hakafot furent terminées, tous les présents parvenaient à peine à mettre un pied devant l’autre, mais personne ne posait de questions. Les gens finirent par rentrer chez eux pour le repas. Le fils du rabbin, resté seul avec son père, lui demanda : - Père, quelle erreur a été commise lors des premières hakafot ? Le rav Yéhochoua Leib répondit brièvement : - L’un des sages de la Torah n’a pas reçu la hakafa qui lui revenait de droit[1].

[1] Pendant une hakafa, on accorde aux personnes choisies l’honneur de porter un rouleau de la Torah : c’est ce que l’on appelle « recevoir une hakafa ».