Nechama Cheli

L’harmonie dans la nature et dans le mariage — Grossesse, accouchement et allaitement

La grossesse est une période durant laquelle quelque chose de merveilleux se produit chez la femme : une nouvelle vie grandit en elle. La femme a l’honneur d’offrir son « hospitalité » à une âme sainte qui rejoindra le peuple d’Israël. Cette âme la quitte lors de l’accouchement, et le corps de la femme perd le surcroît de sainteté dont …

L’harmonie dans la nature et dans le mariage — Grossesse, accouchement et allaitement

La grossesse est une période durant laquelle quelque chose de merveilleux se produit chez la femme : une nouvelle vie grandit en elle. La femme a l’honneur d’offrir son « hospitalité » à une âme sainte qui rejoindra le peuple d’Israël. Cette âme la quitte lors de l’accouchement, et le corps de la femme perd le surcroît de sainteté dont il bénéficiait pendant les neuf mois de grossesse.

La femme qui attend un enfant reçoit d’En Haut une protection particulière, afin que la nouvelle vie se développe en elle dans de bonnes conditions[1].

L’accouchement confère à la femme le statut de nidda, en raison de l’écoulement de sang provenant de l’utérus pendant l’accouchement, ainsi que le statut d’« impureté liée à l’accouchement », qu’entraîne le fait même d’accoucher (les lois de l’« impureté liée à l’accouchement » sont identiques à celles de la nidda)[2]. Entre autres raisons, l’« impureté liée à l’accouchement » s’explique par le fait que le corps de la femme perd l’âme sainte supplémentaire[3].

Chez la plupart des femmes, les règles s’interrompent pendant la grossesse, et elles restent pures jusqu’à l’accouchement. Mais certaines femmes ont des saignements, surtout pendant les trois premiers mois de grossesse, et elles ont alors le statut de nidda.

À chaque accouchement ou fausse couche, la femme devient nidda. La femme qui accouche est considérée comme nidda dès le début des fortes contractions qui conduisent à l’accouchement, ou dès l’apparition d’un saignement si celui-ci précède les contractions.

Il existe un ensemble de lois complexes concernant l’accouchement pendant Chabbat et les jours de fête. Les époux qui attendent un enfant doivent s’adresser à un rabbin pour obtenir des explications à ce sujet, de préférence dès le début du neuvième mois de grossesse. Dans tous les cas, une femme qui sent, le jour de Chabbat, que le moment d’accoucher est venu doit se rendre à l’hôpital le plus rapidement possible. Si l’hôpital est éloigné, il est permis de prendre une voiture ou d’appeler une ambulance.

Les saignements après un accouchement ou une fausse couche durent généralement plusieurs semaines. Lorsqu’ils cessent, la femme suit la procédure habituelle de purification : le « hefsek tahara », le décompte des « sept jours de pureté », puis l’immersion.

La plupart des femmes qui allaitent n’ont pas leurs règles. Dans ce cas, une fois que les saignements après l’accouchement ont cessé et que la femme s’est immergée au mikvé, elle reste rituellement pure tant que ses règles sont absentes. Une mère allaitante qui a ses règles malgré l’allaitement acquiert le statut de nidda.

[1] Midrach Rabba sur la paracha « Tazria » du livre de « Vayikra », troisième livre du Pentateuque. Le Midrach Rabba est un commentaire.

[2] Vayikra, 12 : 2, 5.

[3] L’auteur du livre « Chem mi-Chmouel » rapporte cette explication au nom de son grand-père, le Rabbi de Kotsk, et de son père, l’auteur du livre « Avné Nézer ».