Les « sept jours de pureté » se sont achevés. Une nouvelle étape commence.
Maintenant que les processus de construction dans le corps de la femme sont pour l’essentiel achevés, elle s’immerge dans les eaux du mikvé, des eaux naturelles qui symbolisent la nature telle qu’elle fut créée au cours des sept jours de la Création, c’est-à-dire avant toute intervention de l’homme.
Cet acte fait passer la femme de l’état de « nidda » — l’impureté rituelle dans laquelle elle se trouvait — à l’état de « tahora » — la pureté rituelle, dans lequel les relations conjugales sont à nouveau permises.
Cette nouvelle étape peut être comparée à l’été, lorsque les fleurs atteignent leur plein épanouissement et les fruits leur pleine maturité. Le moment est venu de s’en réjouir et d’en profiter.
La raison pour laquelle une femme doit s’immerger dans le mikvé n’est assurément pas d’ordre hygiénique. La femme ne s’immerge pas dans le mikvé pour se débarrasser d’une saleté physique.
Les lois de purification par l’immersion font partie de ces ‘houkim, ces lois inexplicables de la Torah dont nous avons déjà parlé.
Et bien que leur sens soit, comme on le sait, inaccessible à notre compréhension, de nombreuses femmes ressentent l’effet immédiat de l’immersion : une élévation de l’âme et un renouveau intérieur.
Lorsque la femme rentre chez elle avec un sentiment de renouveau intérieur et d’attirance pour son mari, tandis que celui-ci l’attend à la maison (peut-être même avec un gâteau ou des fleurs), tous deux éprouvent une joie tout à fait particulière : celle des retrouvailles après la séparation.
L’immersion
Aujourd’hui, les mikvés sont construits dans le strict respect des règles sanitaires et disposent des équipements de confort les plus modernes.
Le bâtiment du mikvé comprend, outre le mikvé lui-même, des salles de bains confortables avec baignoire, douche et divers articles de toilette pour se préparer à l’immersion. Le mikvé lui-même est un petit bassin d’eau chauffée. On y descend par des marches. La profondeur de l’eau est d’environ 120 cm, afin de pouvoir s’y tenir debout confortablement. À cette profondeur, l’immersion se fait sans difficulté.
Seule l’immersion dans un mikvé casher est valable. Aucune autre ablution n’apporte de purification spirituelle, et la femme demeure dans l’état de nidda.
La préparation à l’immersion
Au moment de l’immersion, toutes les parties du corps (y compris les cheveux) doivent être simultanément recouvertes d’eau, de manière que l’eau entre en contact avec toute la surface du corps et qu’aucun obstacle ne s’interpose entre le corps et l’eau.
C’est pourquoi, avant l’immersion, la femme se lave soigneusement à l’eau chaude et au savon et se démêle minutieusement les cheveux pour qu’ils ne soient pas emmêlés.
Il faut également se couper les ongles des mains et des pieds et s’assurer qu’il n’y a pas de saleté dessous. Il faut aussi se brosser soigneusement les dents.
Il est possible d’étudier ces lois plus en profondeur et dans le détail auprès d’une monitrice spécialisée ou dans des ouvrages de halakha.
La vérification
Après s’être lavée et avant l’immersion, la femme doit vérifier qu’elle n’a pas oublié d’enlever les objets susceptibles de faire obstacle à l’eau : montre, bagues, bijoux, lentilles de contact, barrettes, pansement adhésif, etc.
La bénédiction de l’immersion
Puisque l’immersion est un commandement, on prononce à cette occasion une bénédiction :
Baroukh Ata A-do-naï Élo-hénou Mélekh ha-olam acher kidéchanou bé-mitsvotav vé-tsivanou al ha-tevila.
Béni sois-Tu, Éternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes commandements et nous as prescrit l’immersion.