13. Une femme peut elle aussi accomplir la mitsva d’« accueillir des invités », mais elle doit éviter les conversations inutiles et toute transgression du yi’houd (interdiction de l’isolement d’un homme et d’une femme), à plus forte raison si elle n’est pas mariée ou si son mari ne se trouve pas dans la ville. Elle doit alors faire preuve de la plus grande pudeur. Il ne convient pas non plus qu’une femme sorte dans la rue pour distribuer de la nourriture aux pauvres ; elle peut aussi accomplir cette mitsva près de chez elle.
14. Il n’est pas d’usage qu’une femme boive des alcools forts en société. Même si, à la maison, son mari lui permet de boire du vin et d’autres boissons alcoolisées, elle doit s’en abstenir lorsqu’elle est invitée.
15. Il ne convient pas d’inviter chez soi des personnes indignes.
16. Autrefois, lorsque le Temple existait, un Juif pouvait offrir des sacrifices et expier ses péchés. Mais depuis la destruction du Temple, la table à laquelle nous mangeons est semblable à un autel qui nous purifie. Et si des sages de la Torah y sont assis, le repas est assimilé à un sacrifice (lorsque le Tout-Puissant agréait les offrandes présentées sur l’autel).
17. On ne doit pas dire à un invité : « Entre manger avec moi, puisque j’ai autrefois mangé chez toi », afin que cela ne ressemble pas au remboursement d’une dette. En effet, si cela est perçu comme le paiement d’une dette, un problème de ribit (intérêts) se pose : si l’invité mange davantage, cela reviendra à rembourser une dette avec des intérêts. Mais il est permis de dire à quelqu’un : « Mange d’abord avec moi, et une autre fois, je viendrai chez toi », quelle que soit la quantité de nourriture que chacun mange.