Nechama Cheli

L’hospitalité – La mitsva de raccompagner ses invités

18. La mitsva de raccompagner ses invités (et de leur indiquer le chemin pour qu’ils ne se perdent pas) est considérée comme encore plus importante que celle de les accueillir. Bien plus, celui qui, par paresse, ne raccompagne pas ses invités est assimilé à un meurtrier. Autrefois, le beth din désignait des personnes qui aidaient les voyageurs à sortir de la ville dans la bonne direc…

L’hospitalité – La mitsva de raccompagner ses invités

18. La mitsva de raccompagner ses invités (et de leur indiquer le chemin pour qu’ils ne se perdent pas) est considérée comme encore plus importante que celle de les accueillir. Bien plus, celui qui, par paresse, ne raccompagne pas ses invités est assimilé à un meurtrier. Autrefois, le beth din désignait des personnes qui aidaient les voyageurs à sortir de la ville dans la bonne direction et leur fournissaient un minimum de provisions pour la route. Cette mitsva concerne principalement les personnes qui ne connaissent pas les lieux.

Il est d’usage qu’un maître raccompagne son élève jusqu’aux limites de la ville, là où s’arrêtent les constructions et les habitations. L’élève raccompagne son maître sur une distance d’une parsa (environ 4000 mètres). S’il s’agit d’un sage de la Torah renommé, cette distance est de trois parsaot. Quant aux amis, il est question d’une distance de 2000 amot (environ 1000 mètres).

Selon une opinion, ce qui précède concernait principalement les époques où il n’y avait pas de panneaux indicateurs, etc., et où une personne qui se perdait pouvait se retrouver en danger. Mais même de nos jours, où les noms des rues et les numéros des immeubles sont indiqués partout et où il n’est pas particulièrement difficile d’arriver à destination, il est d’usage de raccompagner son invité jusqu’au portail ou de faire avec lui au moins 4 amot (environ 2 mètres).

Un jour, un incendie se déclara dans la maison de l’un des hommes les plus riches de Vilnius. Tout le monde savait que cet homme accueillait toujours chaleureusement ses invités ; aussi la surprise fut-elle générale. Certains décidèrent de demander au Gaon de Vilna pourquoi les bonnes actions de cet homme riche ne l’avaient pas protégé de l’incendie. Le Gaon répondit : « Cet homme donnait à manger et à boire à tout le monde, mais il ne raccompagnait jamais ses invités. » Échel* est un acronyme formé de trois mots : akhila (nourriture), chetiya (boisson) et levaya (la mitsva de raccompagner ses invités). Mais chez lui, il ne restait que les lettres « aleph » et « chin », qui forment ensemble le mot « ech » (feu). Cette mitsva n’a donc pas pu le protéger du feu.