6. Au début du repas, le maître de maison a le privilège de prononcer la bénédiction et de couper le pain.
Lorsque le maître de maison répartit lui-même la nourriture et la distribue aux invités, il est fort probable que les portions soient plus généreuses.
Il ne faut pas inviter à un repas plus de personnes que l’on n’est réellement prêt à accueillir.
7. Pendant le repas, il ne faut pas regarder dans l’assiette d’un invité, afin qu’il ne se sente pas gêné. Il convient aussi de rester calme et serein durant le repas et de créer une atmosphère agréable.
Si des invités ont dit quelque chose de désagréable au maître de maison, celui-ci ne doit pas en tenir compte, car une grande récompense du Ciel lui est de toute façon réservée pour son hospitalité.
Un jour, le rav Yossef Dov Soloveitchik se rendit dans la bourgade juive de Baranovitchi. Il partit à la recherche de l’auberge dont les habitants du lieu lui avaient parlé. Lorsqu’il entra dans la maison, le propriétaire ne le reconnut pas. Celui-ci préparait alors l’arrivée d’un hôte de marque, le rabbi de Koïdanov, et l’échange fut donc très bref : « Installe-toi où tu peux », lui dit le propriétaire en continuant à mettre de l’ordre. Soudain, le rabbi de Koïdanov apparut sur le seuil et, apercevant le rav Yossef, se dirigea aussitôt vers lui. Son visage exprimait l’enthousiasme et la révérence, et il témoigna au rav Soloveitchik des marques de respect toutes particulières. Le propriétaire comprit qui était son hôte et en fut très embarrassé. Il décida de rattraper la situation : il s’approcha du rav Soloveitchik, se mit à lui parler sur un ton très respectueux et lui proposa une belle chambre spacieuse. « Je comprends maintenant pourquoi nous apprenons la mitsva de l’hospitalité précisément auprès de notre patriarche Avraham, dit le rav Yossef Dov, alors que Loth, lui aussi, accueillait des invités au péril de sa vie. C’est que le patriarche Avraham accueillait avec joie même des invités qui avaient l’apparence d’idolâtres ou de gens de basse condition. Loth, lui, savait dès le départ que ceux qui étaient venus chez lui étaient des anges ; si nous le prenions pour exemple, on pourrait supposer qu’il faut réserver un accueil particulier aux anges et aux grands justes, et pas aux gens ordinaires. »
Il existe une mitsva particulière d’organiser un repas les jours de fête.
Le Rambam écrit que si une personne ferme sa porte et profite du repas de fête uniquement avec les membres de son foyer (sans permettre aux pauvres d’entrer pour demander à manger), on considère qu’elle n’accomplit pas la mitsva, mais se contente de se remplir le ventre. Il faut donc, les jours de fête, inviter des pauvres au repas ou au moins veiller à ce qu’ils aient tout le nécessaire pour célébrer la fête.