L’hospitalité est considérée dans le judaïsme comme une mitsva très importante
1. Cela ne tient pas seulement aux notions de bonté et d’entraide. Accueillir des invités est comparé au fait d’accueillir la Chékhina, ce qui fait entrer dans le foyer une parcelle de lumière divine. Ce chapitre vous permettra de découvrir les règles et les traditions que doivent suivre ceux qui souhaitent véritablement accomplir cette mitsva.
2. Si vous voyez une personne qui a besoin d’un endroit où passer la nuit ou se reposer, il faut l’accueillir chez vous. Vous devez la traiter comme vous aimeriez être traité dans une situation semblable.
Les Sages disaient : « Le mérite de celui qui accueille des invités est semblable à celui de l’homme qui se hâte le matin vers la maison d’étude. » Ils disaient aussi : « Accueillir des invités est plus important qu’accueillir la Chékhina. »
On raconte qu’un jour, le rav 'Haïm de Volozhine ne vint pas à la prière à l’heure prévue. Le bedeau de la synagogue (chamach) partit à sa recherche et trouva le rav 'Haïm chez lui, à table. Des invités étaient attablés avec lui. Le rav 'Haïm remarqua la surprise sur le visage du chamach et lui expliqua : « Les Sages qualifient la prière d’accueil de la Chékhina et, comme on le sait, accueillir des invités est plus important encore. »
3. Cette loi ne dépend ni du temps ni du lieu. La mitsva d’accueillir des invités s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes et, même si elle incombe avant tout au maître de maison, il convient aussi d’y habituer les enfants et d’accueillir avec joie leur proposition d’aider à préparer une place ou à apporter de la nourriture aux invités.
4. La mitsva consiste non seulement à faire entrer chez soi une personne dans le besoin, mais aussi à lui offrir un hébergement pour la nuit, à lui donner à manger et à boire (dans la mesure du possible) et à l’accompagner lorsqu’elle reprend la route.
Si nécessaire, il faut donner à l’invité la possibilité de se laver et lui aménager un endroit où se reposer, afin qu’il se sente tranquille et n’ait pas d’inquiétude. Mais cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à accueillir des invités si le maître de maison sait à l’avance que ses occupations ou une maladie l’empêcheront de faire tout ce qui vient d’être énuméré.
5. On accomplit la mitsva d’accueillir des invités même lorsque l’invité est une personne riche qui peut subvenir elle-même à ses besoins. À plus forte raison s’il s’agit d’une personne pauvre, car on accomplit alors également la mitsva de tsédaka (l’aide à une personne démunie).