Nechama Cheli

L’interdit « Tu ne convoiteras pas » - entre voisins, parents par alliance, invités...

L’interdit « Tu ne convoiteras pas » 10. Cet interdit est transgressé non seulement lorsqu’une personne insiste pour qu’on lui vende un bien, mais aussi lorsqu’elle demande qu’on le lui offre. Lorsque l’on sait qu’une famille dispose de ressources limitées et n’a pas de quoi assurer une alimentation suffisante à tous ses membres, les invi…

L’interdit « Tu ne convoiteras pas » - entre voisins, parents par alliance, invités...

L’interdit « Tu ne convoiteras pas »

10. Cet interdit est transgressé non seulement lorsqu’une personne insiste pour qu’on lui vende un bien, mais aussi lorsqu’elle demande qu’on le lui offre.

Lorsque l’on sait qu’une famille dispose de ressources limitées et n’a pas de quoi assurer une alimentation suffisante à tous ses membres, les invités qui demandent à être resservis doivent eux aussi comprendre que leur hôte refusera difficilement et leur donnera certainement même ce qu’il comptait garder pour sa famille. S’il apporte un supplément parce qu’il se sent gêné, cela peut parfois constituer, outre les interdits mentionnés plus haut, une transgression de l’interdit « Tu ne voleras pas ».

Une situation semblable peut aussi se produire entre voisins, lorsqu’un habitant demande aux autres de signer une autorisation d’agrandissement, ou entre les parents des futurs époux, lorsqu’une partie exige que l’on consacre davantage d’argent au mariage de la fille que ce qui avait été convenu au départ.

11. Si, selon la loi de la Torah, une personne est tenue de vendre ou de donner (de restituer) des biens ou de l’argent à autrui, et que l’on fait pression sur elle pour qu’elle le fasse, cet interdit n’est pas transgressé. Il est également permis, dans ce cas, de recourir à diverses manipulations permettant d’accélérer le processus.

12. Bien que l’envie soit considérée comme un mauvais trait de caractère, une personne qui envie autrui ne transgresse pas les interdits « Tu ne convoiteras pas » et « Tu ne désireras pas », car l’envie, à l’état pur, ne s’accompagne pas de projets visant à acquérir le bien d’autrui.

**** Monsieur Silverston a aperçu un homme de sa connaissance dans une nouvelle voiture, qui lui a beaucoup plu. S’il s’est dit : « Où pourrais-je en acquérir une pareille ? », cela ne constitue pas une transgression de l’interdit, car il ne souhaite aucun mal à son ami et ne cherche pas à acquérir précisément le bien de celui-ci. Ces paroles ne témoignent que de l’envie.

En revanche, s’il a dit : « Pourquoi lui faut-il une voiture pareille ? Pourquoi se permet-il cela… », ce n’est rien d’autre que « ayin hara » (le mauvais œil).

L’interdit « Tu ne désireras pas » n’est transgressé que si Silverston commence à réfléchir à la manière de convaincre sa connaissance de lui vendre cette voiture.
L’interdit « Tu ne convoiteras pas » n’est transgressé que si, en fin de compte, il parvient à persuader cette connaissance de lui donner ou de lui vendre son bien.