7. Une personne qui ne dispose pas du nécessaire pour couvrir ses dépenses minimales n’est pas tenue de donner la tsédaka ni d’aider les autres matériellement. (Mais si une personne pauvre donne à la tsédaka ne serait-ce que la plus petite pièce, on considérera qu’elle a accompli le commandement).
Une personne n’est tenue d’accomplir la plupart des commandements relatifs à la guemilout 'hassadim (bonnes actions, aide apportée aux autres) que si cela ne lui porte pas préjudice. Elle n’est pas non plus tenue de quitter son travail pour aider quelqu’un d’autre dans ses affaires. À plus forte raison, elle n’est pas tenue de faire pour les autres ce qu’elle ne ferait pas pour elle-même (à l’exception des commandements de réjouir le marié et d’enterrer un défunt).
Les Sages nous enseignent qu’il faut traiter son épouse d’une manière particulière : l’aimer comme soi-même, mais l’honorer plus que soi-même.
Cela signifie qu’il peut faire davantage pour elle que pour lui-même. Même s’il ne s’autorise pas à acheter certaines choses pour lui, il doit faire une exception pour elle, et cela ne constitue aucune transgression.
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Chaque fois qu’il quittait la maison, rabbi Sim'ha Zissel Broïdé (directeur de la yéchiva de Hébron) disait à son épouse : « Chalom, et que tout aille pour le mieux ». Dans sa vieillesse, marcher lui était difficile. Pourtant, alors qu’il s’était déjà éloigné de chez lui, il demanda à ses élèves de l’attendre, expliquant qu’il avait oublié quelque chose. Les élèves voulurent aller eux-mêmes lui chercher cet objet, mais rabbi Sim'ha reprit le chemin de la maison. Il s’avéra qu’il avait oublié de dire à son épouse les mots qu’il lui adressait toujours en sortant.
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Après son mariage, le jeune rabbi Naftali Amsterdam fut abordé par son maître (rabbi Israël Salanter), qui lui demanda :
- Pratiques-tu la guemilout 'hassadim ?
L’élève répondit que, pour le moment, il n’avait pas d’argent pour aider les autres.
Rabbi Israël lui dit qu’il ne s’agissait pas, à ce moment-là, d’argent, mais de ses relations avec son épouse.
- Tu dois te souvenir que ce n’est pas une servante que tu as épousée, mais une femme qui sera la personne la plus proche de toi. C’est pourquoi tu dois l’aider.
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Un homme vint voir le rav Aïzik Sher (directeur spirituel de la yéchiva de Slobodka) et lui exposa ses problèmes. Chaque fois, à l’approche de Chabbat, des disputes éclataient chez lui. « Je m’efforce de terminer tous les préparatifs bien avant l’entrée de Chabbat, tandis que ma femme fait tout traîner jusqu’à la dernière minute », disait-il le cœur serré. Rabbi Aïzik l’écouta et lui demanda comment il se préparait à Chabbat. Son visiteur répondit que, dès midi, enveloppé de son talith, il lisait la paracha de la semaine et se préparait ainsi à accueillir le saint Chabbat.
- Ah, voilà donc…, répondit rabbi Aïzik. Alors voici mon conseil : retire ton talith pendant une petite heure et va aider ton épouse, qui prépare les repas et nettoie la maison. Si, malgré cela, elle prend encore du retard, presse-la un peu. Mais fais-le calmement et poliment.