La mitsva de rendre visite aux malades
8. Un malade n’est pas tenu de se lever, même devant de hauts fonctionnaires ou des chefs d’État. Si le malade s’est tout de même levé pour saluer quelqu’un, on ne lui dit pas : « Assieds-toi », car cela peut être interprété comme : « Assieds-toi et continue à être malade ».
9. Il est permis de rendre visite aux malades même pendant Chabbat. Mais on prononce alors, à la place des formules de prière habituelles : « Il ne convient pas de crier (de prier avec ferveur) pendant Chabbat ; la guérison viendra bientôt ». Certains ajoutent : « Sa miséricorde est grande, et que le repos et la paix leur soient accordés ».
10. Si une personne a rendu visite à un malade sans prier pour lui, selon certaines opinions, elle n’a pas accompli la mitsva de rendre visite aux malades comme l’exige la loi.
**** Lorsque la yechiva « Mir » fut transférée à Shanghai, l’un de ses élèves tomba gravement malade. Les médecins qui l’avaient examiné dirent que son état était désespéré et qu’on ne pouvait rien faire pour l’aider. Ils n’avaient aucun espoir de le voir survivre. Les élèves en parlèrent à leur guide spirituel, le rav Ye'hezkel Levenstein. En apprenant la maladie, le rav ouvrit le traité « Chabbat » et se mit à lire d’une voix forte : « Un homme est à l’article de la mort, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf anges accusateurs se tiennent au-dessus de lui et un seul ange le défend : il peut être sauvé, comme il est dit (Job, 33) : « S’il a au-dessus de lui un ange sur mille qui dit du bien de lui ».
Après avoir lu ce passage, le rav Levenstein ouvrit l’aron hakodech contenant les rouleaux de la Torah et s’écria, les larmes aux yeux, avec une telle force que toutes les personnes présentes en frémirent : « Maître du monde, ce jeune homme a quitté le chaleureux foyer de ses parents en Allemagne et s’est rendu à la yechiva “Mir” avant même le début de la guerre pour étudier la Torah. Parmi les milliers d’anges, n’a-t-il donc pas un seul ange défenseur ?! » Puis il se mit à réciter des psaumes avec ses élèves. Immédiatement après leurs prières, l’état du jeune homme s’améliora considérablement. Il se rétablit progressivement et reprit ses études.