La mitsva de rendre visite aux malades
16. On n’annonce pas à un malade la mort d’un proche tant qu’il n’est pas rétabli. Même s’il l’a appris, on ne procède pas pour lui à la kéria (déchirure du vêtement) et on ne pleure pas le défunt en sa présence. Toutes ces choses peuvent affecter très fortement l’état du malade et lui nuire.
17. Si la maladie se prolonge, on vient voir le malade et on essaie de l’aider à se rappeler qui lui doit de l’argent et à qui il en a lui-même emprunté, afin de savoir comment régler ses affaires si son état venait à s’aggraver. Mais il faut en parler avec beaucoup de précaution pour ne pas l’effrayer.
18. Un malade dont l’état s’est considérablement aggravé et dont on a des raisons de penser qu’il ne lui reste que très peu de temps à vivre doit réciter le vidouï (confession). En effet, celui qui confesse ses fautes mérite une part dans le monde à venir. Il ne faut pas le faire en présence d’enfants et de femmes, afin que leurs pleurs ou leur peur n’accélèrent pas sa mort. On lui dit aussi qu’il doit demander pardon à ceux qu’il a offensés et à ceux à qui il a fait du tort. La mort, à elle seule, sans pardon, ne peut apporter l’expiation.
On lui conseille également de donner de la tsédaka et, s’il n’observait pas les mitsvot, on considère que c’est une grande mitsva de l’aider à se repentir et à revenir à la foi dans le Créateur.
19. Si un malade gravement atteint ne peut pas réciter le vidouï à voix haute, on lui dit de le faire en pensée. Il doit dire ce qui suit : « Dieu Tout-Puissant, Dieu de mes pères, ma vie est entre Tes mains et Tu peux me guérir. Accorde-moi une guérison complète, mais si je meurs, que ma mort elle-même expie mes péchés. Quant à Toi, accorde-moi une place au Gan Eden[1], afin que je continue à vivre aussi dans le monde à venir, dans le monde des justes ».
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Le jardin du paradis, où séjournent les âmes des justes.↑