La salutation
4. Nos Sages ont dit : « Accueille chacun chaleureusement. » Et aussi : « Celui qui sourit à quelqu’un (c’est-à-dire lui apporte de la joie) vaut mieux que celui qui lui donne du lait à boire. » (À l’époque, le lait était une boisson assez coûteuse.)
C’est une grande mitsva que de réconcilier des ennemis ou de réjouir une personne triste, même par une plaisanterie.
5. En cas de danger ou par respect, il est permis de s’interrompre pour répondre à une salutation, même pendant la récitation du « Chéma Israël»[1]. Cela est également permis lorsqu’un roi ou un très haut fonctionnaire rencontre une personne pendant qu’elle récite le « Chéma ». (Cette loi est étudiée en détail dans le traité « Berakhot»).
7. Il est interdit d’utiliser cette forme de salutation dans les endroits sales, dans la baignoire ou aux toilettes, ou là où règne une odeur désagréable, car le mot « chalom », comme nous l’avons déjà dit, est l’un des Noms du Créateur.
8. Lorsqu’on écrit une lettre, il est préférable d’écrire « chalom » sous une forme abrégée, par exemple sans la lettre « vav » ou sans la dernière lettre. Ce n’est qu’une mesure de précaution : il faut tenir compte du fait que les lettres sont parfois jetées à la poubelle, etc.
9. Avant la prière du matin, on ne se salue pas en disant « chalom ». Il n’est pas permis de saluer les autres par le Nom du Créateur sans s’être d’abord adressé à Lui par la prière. Mais il est permis de dire : « Bonjour ! »
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Un soir, à la sortie de Chabbat, le roch yéchiva de Hébron, le rav Yé'hezkel Sarna, se rendit à sa yéchiva. Malgré sa maladie et son mauvais état de santé, il décida de monter à l’étage supérieur pour rencontrer ses élèves. L’un d’eux, apercevant son maître, s’approcha et l’avertit que la prière du soir était déjà terminée et qu’il n’était donc pas utile de monter à l’étage supérieur. Le rav Yé'hezkel lui répondit : « La prière du soir est une institution des Sages, mais nous sommes tenus de bénir et de saluer autrui même sans cette institution, puisque la Torah elle-même parle de l’amour du prochain. »
- Écoute, Israël, Dieu est notre Seigneur, Dieu est Un ! Les Juifs répètent ces paroles de la Torah deux fois par jour ; elles sont la quintessence de notre foi et constituent l’un des éléments essentiels de la prière. ↑