Nechama Cheli

La salutation « Chalom » : un souhait de paix

La salutation 1. Les Sages ont prescrit de se saluer par le mot « Chalom » (paix). Bien que ce mot soit considéré comme l’un des Noms du Créateur, il n’est pas interdit de saluer ainsi. Lorsqu’on rencontre un sage, on répète cette salutation deux fois : « Chalom-chalom ». 2. Il est également permis de saluer…

La salutation « Chalom » : un souhait de paix

La salutation

1. Les Sages ont prescrit de se saluer par le mot « Chalom » (paix). Bien que ce mot soit considéré comme l’un des Noms du Créateur, il n’est pas interdit de saluer ainsi. Lorsqu’on rencontre un sage, on répète cette salutation deux fois : « Chalom-chalom ».

2. Il est également permis de saluer une personne non juive par le mot "chalom". La Torah souligne à maintes reprises combien il est important de conserver de bonnes relations avec les membres des autres peuples, même si cela exige de prononcer un Nom particulier du Tout-Puissant.

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Le grand rav Nahoum Pertzovitch, directeur de la yéchiva de Mir, saluait toujours chacun très chaleureusement et avec le sourire. Cela étonnait beaucoup tous ceux qui le connaissaient bien, car ils savaient que le rabbin souffrait énormément d’une grave maladie. Un jour, l’un de ses élèves lui demanda : « Comment parvenez-vous à toujours veiller à votre attitude et à sourire lorsque vous rencontrez quelqu’un, alors que vous souffrez tant ? » Le rav répondit : « J’ai entendu du rav Ye’hiel Gordon que le visage d’une personne est semblable au domaine public ; or, dans un tel endroit, il est interdit de creuser des trous et de placer des obstacles… »

3. Si vous savez déjà qu’une de vos connaissances vous salue toujours par le mot « chalom », efforcez-vous de la devancer et de la saluer en premier.

La Torah nous enseigne à ne pas nous contenter de préserver l’équilibre et la paix, mais à nous empresser de faire tout ce qui favorise le développement de relations amicales : « Recherche la paix et poursuis-la ». Le Talmud raconte que personne n’a jamais devancé rabbi Yo’hanan ben Zakkaï[1] pour le saluer en premier. Il était toujours le premier à saluer, quel que soit son interlocuteur.

Si une personne ne répond pas à une salutation, les Sages la qualifient de gazlan (voleur). Quant à celui qui salue les autres par la bénédiction de paix « Chalom », il sera le premier à recevoir une bénédiction.

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Un célèbre rabbin entra dans la yéchiva Tiféret Yérouchalaïm, à New York. Il se dirigea aussitôt vers la place où s’assied habituellement le rav Moché Feinstein, pour le saluer. Remarquant que toutes les personnes présentes avaient déjà commencé la prière du soir, il quitta immédiatement la salle. Après la prière, le rav Moché sortit et lui présenta ses excuses pour ne pas avoir répondu à sa salutation, expliquant qu’à ce moment-là, il s’était déjà joint à ceux qui priaient.

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À Kelm, on avait pour tradition de prêter une attention particulière à la manière de saluer (ouverture, sourire) pendant les jours de Roch Hachana. On expliquait cela par le fait que, ces jours-là, beaucoup de personnes sont très préoccupées par elles-mêmes, inquiètes à l’idée du Jugement qui approche, et oublient de se sourire.


  1. Chef de sa génération et président par intérim du Sanhédrin à l’époque de la destruction du deuxième Temple. Grâce à ses efforts diplomatiques, la yéchiva de Yavné fut préservée ; tous les grands maîtres de cette génération en sont issus. Le Talmud témoigne de l’étendue exceptionnelle de ses connaissances et de sa droiture. ↑