Nechama Cheli

La semaine de Chéva Berakhot

Dans le judaïsme, la semaine qui suit le mariage est appelée la semaine de Chéva Berakhot (Sept bénédictions). C’est une période festive unique, qui remplace le concept séculier habituel de « lune de miel ». Au lieu de partir en voyage à deux, les jeunes mariés restent entourés de leur famille et de leur communauté, et chacun des sept jours devient une petite fête à part entière.

La semaine de Chéva Berakhot

La semaine qui suit le mariage est appelée la semaine de Chéva Berakhot (Sept bénédictions). 


C’est une période festive unique, aux profondes racines spirituelles, qui remplace entièrement le concept séculier habituel de « lune de miel ». Au lieu de partir en voyage à deux, les jeunes mariés restent entourés de leur famille et de leur communauté, et chacun des sept jours devient une petite fête à part entière. Cette semaine est régie par des règles halakhiques strictes et de belles traditions :

Des repas festifs quotidiens

Chaque jour de la semaine, les membres de la famille, les amis proches ou la communauté organisent un repas festif en l’honneur du marié et de la mariée. Le banquet de mariage compte comme le premier jour. À la fin de chacun de ces repas, immédiatement après la récitation de la bénédiction après le repas (Birkat hamazone), on récite de nouveau les mêmes Sept bénédictions nuptiales que celles prononcées sous la 'houppa.

La règle du « nouvel invité » (Panim 'Hadachot)

Pour pouvoir réciter valablement les sept bénédictions lors d’un repas à la maison, deux conditions doivent être remplies :
• La présence d’un minyan (au moins 10 hommes majeurs).
• La présence d’au moins un « nouveau visage » (panim 'hadachot). Il doit s’agir d’un invité qui n’a encore participé ni au mariage lui-même ni aux jours précédents de Chéva Berakhot. On considère que l’arrivée d’une nouvelle personne « renouvelle » et intensifie la joie collective. Le chabbat, cette règle ne s’applique pas : la sainteté même du chabbat est automatiquement considérée comme un « nouveau visage ».

Le rituel du mélange du vin

Comme sous la 'houppa, les bénédictions des repas festifs sont récitées sur une coupe de vin. On utilise généralement deux coupes : l’une pour le Birkat hamazone, l’autre pour les bénédictions nuptiales. Tout à la fin, on mélange le vin des deux coupes, puis on le sert aux jeunes mariés. C’est un beau symbole du lien désormais indissoluble entre leurs destins et leurs vies.

L’interdiction du travail et du deuil

Selon le Choul'han Aroukh, durant toute la semaine de Chéva Berakhot, le marié et la mariée ne doivent ni travailler, ni faire des affaires, ni se livrer aux occupations quotidiennes. Leur principale obligation durant ces jours est de se réjouir, de se parer et de passer du temps ensemble. Il leur est également interdit, durant cette période, de participer à des cérémonies de deuil, afin que rien ne vienne assombrir leur bonheur absolu.

Remarque : s’il s’agit d’un remariage pour les deux conjoints, la période de Chéva Berakhot est raccourcie : les repas accompagnés de bénédictions ne sont organisés que pendant trois jours (et les 7 bénédictions elles-mêmes ne sont récitées que lors de la première nuit de noces).