Nechama Cheli

La source de l’amour

La source de tout amour, même du plus bas, se trouve dans le plus élevé des mondes. R. Aharon de Karlin Nous avons déjà parlé des paradoxes de l’amour. On a tant envie d’être aimée – mais il faut apprendre à aimer. On a tant envie d’aimer – mais que de freins et de contradictions intérieurs à surmonter. On imagine l’amour sans nuages et idé…

Rabbanite Esther Offengenden

La source de l’amour

La source de tout amour, même du plus bas, se trouve dans le plus élevé des mondes. R. Aharon de Karlin

Nous avons déjà parlé des paradoxes de l’amour.

On a tant envie d’être aimée – mais il faut apprendre à aimer.

On a tant envie d’aimer – mais que de freins et de contradictions intérieurs à surmonter.

On imagine l’amour sans nuages et idéal – mais dans la vie, on se heurte à tout autre chose. Peut-être n’est-ce pas de l’amour, ou peut-être faut-il d’abord s’entendre sur la terminologie.

J’aime… mon enfant.

J’aime… le chocolat.

J’aime… mon mari.

J’aime… la vue sur les montagnes.

J’aime… aider.

Et ainsi de suite.

Qu’ont en commun toutes les formes possibles d’amour ?

Tout ce que nous appelons amour est, au fond, un lien. C’est quelque chose ou quelqu’un que  nous accueillons. Ce à quoi ou à qui nous nous donnons.

Et pourquoi ne pas dire que l’amour est un plaisir ? Le plaisir n’est-il pas ce que nous attendons avant tout de l’amour ?

Cette question est posée par le rav Dessler. Il explique que considérer  le plaisir comme le but de l’amour revient à considérer le plaisir comme le but de l’alimentation. Le Tout-Puissant nous aime et veut rendre agréables les aspects importants de la vie. L’être humain doit manger, mais que se passe-t-il lorsque quelqu’un commence à envisager l’alimentation uniquement comme un plaisir ? Soit il mange beaucoup, de manière malsaine, mais en se régalant. Soit, à l’inverse, en quête d’une « haute spiritualité » ou, ce qui est plus fréquent dans le monde actuel, d’une minceur absolue, il tente de renoncer complètement à cette « mauvaise habitude » : manger.

Les conséquences sont évidentes dans les deux cas. L’être humain  se fait du mal, et peut-être même met-il sa vie en danger. Le Très-Haut a créé des mécanismes qui protègent l’être humain. C’est la faim. Et aussi un mécanisme qui lui vient en aide : le plaisir que procure la nourriture.

Il en va de même pour l’amour. Nous avons un besoin vital de lien, de proximité avec les autres. L’être humain est créé selon le principe du « puzzle » : seul, sans partenaire, il est inachevé et imparfait. Comme s’unir demande un travail difficile, le Très-Haut a créé le plaisir comme un mécanisme qui aide à former un couple.

à suivre

Nous exprimons notre profonde gratitude à l’auteure, la rabbanite Esther Offengenden, et à la maison d’édition « Michpakha ke-halakha » (www.mishpacha.ru) pour l’autorisation de publier des chapitres du livre « La vie après le mariage ».