Rabbanite Hava Kouperman
Le point suivant sur lequel il convient d’attirer votre attention apparaît dans le verset 7 du chapitre 11, où le prophète parle de deux bâtons : « Je faisais paître les brebis vouées à l’abattage… et j’ai pris pour moi deux bâtons, j’ai appelé l’un Noam (paix), et j’ai appelé l’autre ‘Hovelim (ceux qui blessent)... »
De quels bâtons s’agit-il ?
De ceux que l’on utilise pour travailler les qualités personnelles de l’être humain. Un bâton fait de compliments, d’éloges et d’encouragements — un bâton agréable, un bâton de paix. Un bâton fait de vérité, de remarques et de leçons — un bâton qui blesse : « Tu ne t’y prends pas bien, ce n’est pas ce qu’il faut faire ! Tu dois agir autrement, te repentir, te corriger... »
Ces deux bâtons ne sont rien d’autre que la carotte et le bâton.
Nous pensons que la carotte n’est pas le bâton. Mais Zacharie voit les choses autrement : l’une comme l’autre sont un bâton. Il est difficile pour une personne de supporter non seulement les réprimandes, mais aussi, dans une certaine mesure, les éloges. Bien sûr, il est préférable de ne pas utiliser le bâton qui blesse, sauf dans des cas extrêmement rares. Il est plus souhaitable de se servir du bâton agréable, mais lui aussi doit être utilisé avec discernement et prudence, « sans en faire trop ».
Car les compliments et les éloges qu’une personne reçoit ne se contentent pas de reconnaître ses mérites : ils lui imposent aussi des exigences élevées.
Celui qui a reçu des éloges n’a, pour ainsi dire, plus le droit de faire un peu moins bien. Cela concerne particulièrement les personnes qui exercent des métiers de création. (Hier, après le concert de piano, le public a applaudi cet interprète pendant 15 minutes d’affilée ; aujourd’hui, pendant seulement 10. N’y a-t-il pas là de quoi déprimer ?!) Le rav Wolbe écrit à ce sujet dans son livre « Alé Chour ».
à suivre