Léa Odélia
Une nouvelle conception (pour moi) du « ma'hatsit ha-chékel ».
Une parole bien connue de la Guemara dit que le Créateur a montré à Moché Rabbénou un ma'hatsit ha-chékel de feu. La question est : qu'est-ce qui n'était pas clair ? Il y a le chékel, il y a le ma'hatsit. Pourquoi le montrer sous cette forme ? Prenons, par exemple, une ménorah faite d'un seul bloc d'or : c'est effectivement difficile à comprendre. Mais le ma'hatsit ?
Si l'on prend une pièce entière et qu'on la casse en 2 moitiés, puis qu'on les réunit, c'est la cassure au milieu qu'on appellera « ma'hatsit ». Mais pourquoi dans le feu ? Après le péché du veau d'or, une rupture s'est produite entre le Créateur et le peuple d'Israël. Pour rétablir cette union, il faut une flamme. Il faut un désir ardent, la ferveur de l'âme juive envers sa source. Tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel. C'est ce que veut le Créateur, et c'est ce qu'il y a de plus difficile. Se donner entièrement, sans réserve, s'en remettre au Créateur en tout et en toute situation.
C'est cette volonté que symbolisait le ma'hatsit ha-chékel.
Dans la paracha Ki Tissa, Moché Rabbénou demande de pardonner au peuple d'Israël, car ils ont la nuque raide. Nous... Que signifie « avoir la nuque raide » ? Ils sont si obstinés qu'ils vivront et mourront pour le Tout-Puissant ! Pardonne-leur, ils seront embrasés par Toi, comme le buisson de Moché Rabbénou.