Nechama Cheli

Le respect dû au père et à la mère - L'interdiction d'être exigeant envers ses enfants

Le respect dû au père et à la mère 71. Il est interdit à un père de se montrer très exigeant envers ses enfants à propos de la mitsva du respect des parents et d'insister sur l'observation de chacun de ses détails. Comme un tel comportement peut entraîner un éloignement et des disputes, il vaut mieux ne pas prêter attention à certains écarts de conduite de l'enfant, mais …

Le respect dû au père et à la mère - L'interdiction d'être exigeant envers ses enfants

Le respect dû au père et à la mère

71. Il est interdit à un père de se montrer très exigeant envers ses enfants à propos de la mitsva du respect des parents et d'insister sur l'observation de chacun de ses détails. Comme un tel comportement peut entraîner un éloignement et des disputes, il vaut mieux ne pas prêter attention à certains écarts de conduite de l'enfant, mais pardonner et faire semblant de ne pas les remarquer. Contrairement à un roi, un père peut pardonner à son enfant tel ou tel écart, ce qui protégera son fils d'un châtiment.

72. Si un fils a frappé son père ou l'a maudit, le pardon du père ne le protège pas du châtiment. Selon un avis, cette loi s'applique même si les parents ont seulement été insultés ou humiliés.

73. Lorsque ses enfants ont grandi, un père peut faire évoluer leur relation et les traiter comme ses frères. Cela l'aidera à établir de bonnes relations avec eux et à se défaire d'une exigence excessive. Il est intéressant de noter que le patriarche Yaakov, parlant un jour de ses enfants, les a appelés ses frères. On peut en apprendre que des enfants adultes peuvent réellement devenir pour leur père comme ses propres frères.

74. Si un père commence à frapper son fils adulte ou à le menacer, il transgresse par là même la mitsva « Ne place pas d'obstacle devant un aveugle », car son fils pourrait ne pas se maîtriser et lui rendre la pareille. (Dans ce cas, le fils doit être très prudent et ne pas envenimer la situation).

*** L'harmonie qui régnait dans la famille de monsieur Tsadikov enchantait invariablement tous ceux qui les connaissaient. Tous les membres de la famille étaient des personnes totalement différentes, chacun suivait sa propre voie dans la vie. Pourtant, tous étaient très proches et dévoués les uns aux autres. Sarah, architecte de profession, connaissait la famille Tsadikov depuis plusieurs années lorsqu'elle comprit soudain le secret de leur unité et de leur compréhension mutuelle. Un jour, on l'invita à visiter la maison et à concevoir l'agencement des pièces en tenant compte de l'agrandissement de la surface habitable. Lorsqu'elle arriva et que commencèrent les discussions sur la question du logement, voici ce qui lui sauta aux yeux. Les parents expliquaient tous les détails aux enfants, comme pour leur demander conseil. Même si les idées et les conseils des enfants n'étaient pas particulièrement pertinents ni utiles, les parents les écoutaient avec beaucoup de respect. C'est ainsi que, dans cette maison, se renforçait le désir de comprendre l'autre.