Le respect dû au père et à la mère
29. Selon la tradition, en récitant les bénédictions sur la nourriture (après le repas), il est d’usage de bénir ses parents.
30. Lorsque le père ou la mère entre dans la maison, il faut se lever de toute sa hauteur. Selon un avis, si l’enfant et ses parents se sont vus, mais que les parents se trouvent dans une autre pièce, il n’a pas (encore) l’obligation de se lever devant eux.
31. Le fils n’est pas tenu de se lever à chaque fois, mais seulement lors de la première rencontre, lorsqu’il salue ses parents et lorsqu’il prend congé d’eux (ce jour-là). Si une personne présente n’a pas assisté à la première rencontre avec les parents, il faut également se lever. Si les enfants vivent avec leurs parents, ils doivent aussi se lever lorsque ceux-ci reviennent du travail, de l’étude, etc.
Il peut se rasseoir dès qu’ils ont pris place ou qu’ils ont disparu de sa vue.
32. Selon un avis, le fils doit se lever dès qu’il entend leurs pas, comme il est d’usage de se lever devant un rouleau de la Torah.
L’obligation de se lever devant ses parents concerne la fille aussi bien que le fils.
34. Si le père étudie avec son fils et se considère comme son élève, tous deux doivent se lever lorsqu’ils se rencontrent (le fils se lève à la vue de son père, et le père à la vue de son fils). Toutefois, s’ils le souhaitent, ils peuvent se demander mutuellement de ne pas se lever à leurs rencontres. Mais si le fils est devenu un érudit de la Torah reconnu et que les habitants du lieu ne connaissent pas ses parents, il ne peut pas autoriser son père à ne pas se lever devant lui, car cela pourrait sembler être un manque de respect envers la Torah et ses Sages. Dans ce cas, certains conseillent d’éviter de se rencontrer dans un lieu fréquenté. C’est précisément pour cette raison que le célèbre Maharam de Rothenburg ne put, pendant longtemps, rencontrer son père dans un lieu fréquenté.
35. Si les parents souhaitent d’eux-mêmes aider leurs enfants de toutes les manières (par exemple, dans les tâches ménagères), ceux-ci peuvent accepter, car, en accomplissant la volonté de leurs parents, ils leur témoignent ainsi du respect. Mais si le père s’est consacré à l’étude de la Torah, cela est interdit. Dans ce cas, il faut le remercier de sa proposition et lui demander de ne plus insister à ce sujet.