Nechama Cheli

Le respect dû au père et à la mère — les parents et le Créateur

Le respect dû au père et à la mère 5. Le beth din ne prend pas de mesures particulières à l’encontre de ceux qui ne respectent pas leurs parents. Mais si les enfants blessent ou humilient leurs parents, l’intervention du beth din est nécessaire. Dans certains cas, un adolescent désobéissant reçoit un châtiment corporel (c’était le cas à l’époque du Tem…

Le respect dû au père et à la mère — les parents et le Créateur

Le respect dû au père et à la mère

5. Le beth din ne prend pas de mesures particulières à l’encontre de ceux qui ne respectent pas leurs parents. Mais si les enfants blessent ou humilient leurs parents, l’intervention du beth din est nécessaire. Dans certains cas, un adolescent désobéissant reçoit un châtiment corporel (c’était le cas à l’époque du Temple).

6. La particularité de ce commandement se révèle lorsqu’on rapproche différents versets de la Torah. Lorsqu’elle parle du Tout-Puissant et des parents, la Torah emploie les mêmes tournures. Par exemple, lorsqu’il est question de yira (crainte révérencielle) ou de malédiction. Celui qui maudit le Tout-Puissant ou ses parents encourt une peine très sévère, comme il est écrit : « Celui qui maudit son père et sa mère sera mis à mort. »

7. Le Talmud dit que trois participent à la création de l’être humain : le père, la mère et le Créateur Lui-même. Dès la conception, les parents et le Créateur sont considérés comme un tout (s’agissant du développement de l’enfant) ; ainsi, en insultant et en blessant leurs parents, les enfants se privent de la Chékhina — cette Présence divine particulière.

8. Celui qui blesse ses parents et les déshonore, même indirectement, par une allusion ou dans leur dos, est considéré comme arour (maudit).

9. Même si les parents ont mal agi et ont ainsi causé des désagréments ou un préjudice à leurs enfants, il reste interdit à ces derniers de les traiter avec mépris et, à plus forte raison, de les insulter.

10. Selon les Sages, les enfants qui ont maudit leurs parents, même après la mort de ces derniers, méritent une peine sévère.

11. Il est interdit de lever la main sur son père ou sa mère. Celui qui a infligé des blessures corporelles à ses parents devant témoins sans tenir compte de l’avertissement doit être sévèrement puni (malheureusement, les Juifs ne disposent pas aujourd’hui d’un tribunal doté de tels pouvoirs).

12. S’il y a une place particulière où le père se tient debout ou s’assied pour discuter avec ses amis ou pendant l’étude, il est interdit au fils de l’occuper, même si le père n’est pas à la maison. Il en va de même pour la place où le père prie ou prend habituellement ses repas. Toutefois, le père lui-même peut autoriser son fils à s’asseoir à l’une de ces places.

13. Il ne faut pas contredire son père, lui dire « tu as tort » ou « tu as raison », ni, lors de la discussion d’un problème, déclarer devant d’autres personnes : « La solution que propose mon père me paraît mauvaise (ou bonne). » Car on montre ainsi que l’on peut juger son père d’égal à égal. Peu importe le sujet de la conversation : la Torah ou les soucis du quotidien. En revanche, si le père n’est pas présent au moment de la discussion, il est permis d’approuver ses propos.

14. Lorsque le père et le fils étudient ensemble, le fils peut proposer des réponses qui contredisent celle qu’a avancée son père : ils s’efforcent en effet ensemble de trouver la réponse juste et de saisir la sagesse de la Torah. Si le père demande lui-même l’avis de son fils, celui-ci peut s’exprimer, même si ses propos contredisent les vues de son père, mais seulement s’il sait que cela ne le mettra pas en colère.