Nechama Cheli

Le respect dû au père et à la mère - Lorsque les parents sont divorcés ou veufs

Le respect dû au père et à la mère 88. On a l’obligation de respecter l’épouse de son père (sa belle-mère) tant que son père est en vie. Il en va de même pour le mari de sa mère (son beau-père). Toutefois, après le décès du père ou de la mère, cela cesse d’être une obligation. Néanmoins, dans tous les cas, une personne de bien continuera à les traiter avec res…

Le respect dû au père et à la mère - Lorsque les parents sont divorcés ou veufs

Le respect dû au père et à la mère

88. On a l’obligation de respecter l’épouse de son père (sa belle-mère) tant que son père est en vie. Il en va de même pour le mari de sa mère (son beau-père). Toutefois, après le décès du père ou de la mère, cela cesse d’être une obligation. Néanmoins, dans tous les cas, une personne de bien continuera à les traiter avec respect.

Et, bien entendu, les enfants sont tenus de respecter leur père (leur mère) après son remariage, même s’ils en souffrent beaucoup. De plus, lorsque les parents sont divorcés ou veufs, les enfants doivent, plus que quiconque, les aider à trouver un nouveau conjoint, ainsi que dans toutes leurs autres affaires.

*** Un homme divorça de sa femme, et son fils adulte, qui étudiait et vivait alors déjà à la yéchiva, coupa tout contact avec lui. Cela faisait beaucoup souffrir le père, qui demanda à un avrekh de sa connaissance d’aller trouver l’un des rabbins de la yéchiva afin qu’ils usent de leur influence sur son fils pour le convaincre de renouer avec lui.

Cette connaissance alla demander conseil au rav Yaakov Israël Kanievsky (le Steipler). Le Steipler répondit qu’il devait effectivement accéder à la demande du père.

- Que dois-je donc dire à ce rabbin ? demanda l’avrekh.

Le Steipler éleva la voix :

- Qu’il dise au jeune homme que le commandement d’honorer son père et sa mère est une loi de la Torah ! Et que tout le monde est tenu de l’accomplir !

- Aujourd’hui encore, se souvient l’avrekh, je suis bouleversé et rempli d’admiration lorsque je me rappelle l’effroi qui apparut sur le visage du Steipler à l’idée que quelqu’un puisse ne pas accomplir un commandement de la Torah.

89. Un homme a l’obligation de traiter son beau-père et sa belle-mère avec le même respect que l’on témoigne aux anciens vénérables. Il est très souhaitable de les appeler « papa » et « maman ». Une femme est également tenue de respecter son beau-père et sa belle-mère, d’autant qu’elle témoigne ainsi de son respect envers son mari.

90. Il faut aussi respecter son frère aîné (même s’il s’agit d’un frère uniquement du côté maternel ou paternel), y compris lorsque le frère cadet est plus sage et connaît mieux la Torah que son aîné. Les Sages sont divisés sur la question de savoir si ce respect n’est dû que du vivant des parents ou également après leur mort.

91. On a également l’obligation de respecter ses grands-pères et ses grands-mères. Toutefois, l’obligation envers le père de son père est plus grande. C’est pourquoi, si un fils ne peut pas subvenir matériellement aux besoins de son père, mais que le petit-fils en a les moyens, on impose à ce dernier de subvenir aux besoins de son grand-père.