Le respect dû au père et à la mère
58. Il est interdit à un fils d’obéir à ses parents s’ils lui demandent d’enfreindre l’un des commandements de la Torah ou une ordonnance des Sages. Peu importe qu’il s’agisse d’une interdiction ou d’une obligation : dans tous les cas, le fils doit agir conformément aux prescriptions de la Torah ou des Sages. Les mots « Je suis le Très-Haut… » suivent immédiatement le passage consacré à l’attitude envers les parents. On en déduit que, malgré l’importance particulière du commandement de respecter ses parents, on ne doit pas enfreindre les lois de la Torah à leur demande.
59. Si un père a demandé à son fils de ne pas parler à un autre Juif ou de ne pas lui pardonner, le fils a le droit de se réconcilier avec ce Juif et de lui parler, car, dans le cas contraire, il enfreindrait le commandement : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. »
60. Si un père a demandé à son fils d’aller étudier à l’université et que celui-ci ne le souhaite pas, craignant de quitter un milieu qui l’aide à observer les commandements et à acquérir la sagesse de la Torah, il n’est pas tenu d’aller à l’université. En revanche, si le fils ne se consacre pas à l’étude permanente de la Torah et que les études dans cet établissement ne modifieront pas son mode de vie habituel, il est tout à fait acceptable de parler de l’apprentissage d’un métier. Il en va de même lorsque le père demande à son fils d’accomplir un acte mettant sa vie en danger ou de faire quelque chose d’inacceptable pour une personne normale.
61. Si un fils sait que ses parents souffrent lorsqu’il jeûne, il doit jeûner en leur absence, à condition, bien sûr, qu’il s’agisse d’un jeûne facultatif. Il en va de même pour tout acte pouvant être reporté à un autre moment.
Noam téléphona à son père pour le prévenir et lui demander de l’aide. En effet, quelques jours plus tard, on devait célébrer la bat-mitsva de sa cousine. « Je veux venir à la bat-mitsva, papa, dit Noam, mais les hommes et les femmes y seront ensemble. Je pourrais m’arranger avec les problèmes de cacherout, mais je ne peux pas m’asseoir avec les femmes. J’ai déjà demandé conseil à mon rabbin sur tous ces points et j’ai compris que je ne pouvais pas enfreindre les lois de la Torah. » Le père, très indigné, déclara que, si son fils ne venait pas à la fête, il ferait tout son possible pour que personne de la famille ne vienne à son mariage, prévu deux semaines plus tard. Heureusement, la grand-mère de Noam était une femme très sage. Elle parla à tous les membres de la famille et les avertit du conflit qui se préparait. Grâce à ses efforts, tous les proches vinrent au mariage de Noam.