Nechama Cheli

Le respect du père et de la mère - L’aide aux parents

Le respect du père et de la mère 20. Alors que le père dormait encore, son fils reçut un message urgent concernant une affaire importante et avantageuse pour son père. Il était également précisé qu’il fallait répondre dans la demi-heure. Si le fils sait que son père sera heureux d’apprendre la nouvelle et peiné de ne pas avoir été réveillé, il est per…

Le respect du père et de la mère - L’aide aux parents

Le respect du père et de la mère

20. Alors que le père dormait encore, son fils reçut un message urgent concernant une affaire importante et avantageuse pour son père. Il était également précisé qu’il fallait répondre dans la demi-heure. Si le fils sait que son père sera heureux d’apprendre la nouvelle et peiné de ne pas avoir été réveillé, il est permis de le réveiller. Cela constituera même une mitsva.

21. Le respect du père et de la mère doit se manifester non seulement en paroles, mais aussi en actes. Selon leurs possibilités et les besoins, les enfants doivent aider leurs parents. Cela concerne tout ce dont les parents ont besoin, par exemple les nourrir, les aider à s’habiller, à sortir se promener, etc.

L’aide aux parents peut aussi être apportée par une tierce personne (à la demande des enfants), mais il est préférable que les enfants s’en chargent eux-mêmes. Il faut aider ses parents avec joie et bienveillance, sans manifester de mécontentement. Dans bien des cas, une attitude bienveillante est beaucoup plus importante pour les parents que les mets les plus coûteux.

22. Si les parents ont suffisamment de moyens pour se nourrir, les enfants ne sont pas tenus de dépenser leur propre argent pour les différentes aides à leur apporter : celles-ci peuvent être financées avec les ressources des parents. Mais si les parents n’ont pas d’argent et que le fils dispose de plus que ce qui est nécessaire à l’entretien de sa famille, il est tenu d’utiliser cet excédent pour aider son père et sa mère. Autrefois, sur ordre du tribunal, des mesures particulières étaient prises à l’encontre d’un fils qui refusait d’aider ses parents.

23. Un fils qui n’a pas suffisamment de ressources et qui parvient à peine à subvenir aux besoins de sa propre famille n’est pas tenu d’aller mendier pour accomplir le commandement « respecter son père et sa mère ». Toutefois, cela ne le dispense pas d’apporter l’aide qu’il peut fournir personnellement (préparer à manger, les accompagner en promenade, etc.).

24. Si le fils constate qu’il dispose déjà de tout le nécessaire pour la journée, il convient d’utiliser ce qui lui reste et de se rendre auprès de ses parents qui ont besoin d’aide. Il existe des cas particuliers dans lesquels la règle peut varier, par exemple si cet excédent est nécessaire pour des dépenses à venir ; il faut donc consulter un rabbin compétent.