Nechama Cheli

Le sens du vêtement — protéger l’essence intérieure de l’être humain

« Confectionne pour Aaron, ton frère, des vêtements sacrés, pour l’honneur et la splendeur » (Chemot, 28:2). Dans ces lignes, la Torah décrit en détail les vêtements particuliers, magnifiques et sacrés que les cohanim portaient pendant leur service au Beth Hamikdach. Tous les Juifs sont pourtant qualifiés de cohanim, comme il est dit : « Et vous serez pour Moi un royaume de cohanim …

Le sens du vêtement — protéger l’essence intérieure de l’être humain

« Confectionne pour Aaron, ton frère, des vêtements sacrés, pour l’honneur et la splendeur » (Chemot, 28:2). Dans ces lignes, la Torah décrit en détail les vêtements particuliers, magnifiques et sacrés que les cohanim portaient pendant leur service au Beth Hamikdach.

Tous les Juifs sont pourtant qualifiés de cohanim, comme il est dit : « Et vous serez pour Moi un royaume de cohanim et une nation sainte. » Chaque fils d’Israël sert constamment le Tout-Puissant par ses prières, son étude de la Torah et les mitsvot qui remplissent notre vie. C’est pourquoi, tout comme les cohanim pendant leur service au Beth Hamikdach, chaque Juif doit s’habiller d’une manière particulière, afin que l’on reconnaisse en lui l’un des serviteurs du Créateur.

Les vêtements d’un Juif doivent se distinguer sur trois points :

premièrement, il doit être habillé avec pudeur, et non selon les diktats de la mode actuelle, dont le seul but est d’éveiller les passions et les mauvaises pensées et de profaner tout ce qui est saint. Deuxièmement, il faut veiller à respecter l’interdit de la Torah relatif aux tissus : ne pas porter un mélange de laine et de lin, le chaatnez. Or, l’interdiction du chaatnez est aussi stricte que celle de manger du porc. Et troisièmement, il faut un vêtement lié aux mitsvot, à savoir les tsitsit, qui équivalent à toutes les mitsvot réunies.

Nous avons l’impression que le vêtement est quelque chose d’extérieur et n’a pas tant d’importance. Mais sa signification est en réalité bien plus profonde ; c’est pourquoi le vêtement occupe une place importante dans le service du Tout-Puissant.

La fonction naturelle du vêtement est de protéger la partie extérieure de l’être humain, son corps, contre ce qui peut lui nuire : le froid, la chaleur, etc.

Mais les vêtements servent en réalité aussi à protéger ce qui est intérieur à l’être humain, et c’est tout simplement évident :

nous voyons de nos propres yeux qu’il est difficile, pour une personne dont les vêtements montrent qu’elle observe la Torah et les mitsvot, de se rapprocher de ceux qui rejettent la Torah. Cela la protège aussi de diverses mauvaises influences : pourrait-elle entrer dans un restaurant qui n’est pas suffisamment casher ou dans quelque autre lieu douteux ? C’est encore plus vrai pour celui qui porte une redingote rabbinique. Cela n’a rien d’un hasard ! Le vêtement possède une sainteté qui protège l’être humain des péchés.

Les premiers à porter des vêtements furent Adam et ‘Hava, comme il est dit dans la paracha Beréchit : « Et le Tout-Puissant fit pour Adam et sa femme des tuniques de peau, et les en revêtit. » Les Sages expliquent que le mot עור (peau) fait aussi allusion au mot אור (lumière), et, en effet, celui dont les vêtements respectent les exigences de pudeur et de sainteté porte toujours des « tuniques de lumière ».

Les vêtements d’Adam et de ‘Hava furent créés par le Tout-Puissant Lui-même, et c’étaient des « tuniques de lumière ».

Ainsi, toute personne qui veille à ce que ses vêtements ressemblent à ceux d’Adam et de sa femme — des vêtements modestes et des chaussures appropriées — est enveloppée de la tête aux pieds du précieux éclat de la sainteté.

Et cela vaut encore davantage pour le vêtement lié à une mitsva, c’est-à-dire le vêtement à tsitsit. C’est une véritable « tunique de lumière », qui préserve de divers dangers, tout comme les mézouzot qui protègent les portes des maisons d’Israël, et comme le couvre-chef, qui est notre magnifique couronne.

préparé par Mme Léa Choukhman