Rav Biderman
On sait que le tsar Nicolas se déguisait de temps à autre en « simple gars de la campagne » et se mêlait au peuple pour écouter les conversations sur la vie des gens et sur ce qu’ils pensaient de l’organisation de l’État. Un soir, il rencontra quelques paysans qui buvaient dans une taverne et parlaient « de la vie ». S’asseyant alors à leurs côtés, il leur posa cette question : « Que demanderait chacun de vous si le tsar se trouvait parmi vous ? »
Chaque paysan répondit différemment. L’un souhaitait une nouvelle maison, un autre un immense champ, le troisième une grosse somme d’argent, tandis que le quatrième se moqua avec mépris : « Pourquoi perdre votre temps en sottises et rêver en vain, comme si le tsar était vraiment assis parmi vous ? » Ils ignoraient que le tsar était bel et bien assis parmi eux et entendait tout cela.
Le lendemain, chaque paysan reçut ce qu’il avait demandé pendant la conversation. Le premier, une nouvelle maison ; le deuxième, un immense champ ; le troisième, une grosse somme d’argent ; quant au quatrième, il reçut une lettre signée de la main du tsar. Il n’est pas difficile de comprendre l’amertume qu’éprouva ce dernier, qui s’était privé de la possibilité de devenir riche.
Le rav Biderman ajoute : « Ces jours sont si importants et si capables de transformer la réalité que le Créateur Lui-même est venu à notre rencontre et Se trouve parmi nous. C’est précisément pour cette raison que l’on peut Lui adresser directement nos demandes maintenant, pendant ces 10 jours, au lieu d’être comme ce paysan qui n’a pas senti que le tsar était auprès de lui.
Et par le mérite d’une prière venue du fond du cœur, il est en notre pouvoir d’annuler (« déchirer ») le terrible décret et de transformer l’attribut de rigueur en attribut de miséricorde. »
Amen, ken yehi ratson !
Récit rapporté par Myriam Guilevitch