Nechama Cheli

Leçons de joie - S'accepter

Quatrième leçon Mais si une personne n'est pas du tout satisfaite de son lot ? Si sa vie ne lui convient absolument pas ? Comment pouvons-nous lui dire : réjouis-toi de ce que tu as ? Se réjouir de son lot vient de la foi, de cette compréhension : tout ce dont j'ai besoin dans ce monde pour accomplir ma mission, le Tout-Puissant m…

Rabbanite Léa Gans

Leçons de joie - S'accepter
Quatrième leçon

Mais si une personne n'est pas du tout satisfaite de son lot ? Si sa vie ne lui convient absolument pas ? Comment pouvons-nous lui dire : réjouis-toi de ce que tu as ?

Se réjouir de son lot vient de la foi, de cette compréhension : tout ce dont j'ai besoin dans ce monde pour accomplir ma mission, le Tout-Puissant me l'a donné.

Il arrive qu'une personne ait le sentiment qu'il lui manque quelque chose, qu'elle ne se sente complète ni physiquement ni spirituellement. « Je voudrais avoir de meilleures qualités. » « Je voudrais être en meilleure santé. » « Pourquoi mon voisin réussit-il mieux en tout, pourquoi y arrive-t-il ? » « Pourquoi ai-je du mal à tenir jusqu'au bout de la prière sans me laisser distraire, alors que mon voisin y parvient facilement ? » « Pourquoi ma voisine peut-elle faire du 'hessed du matin au soir et réunir chez elle les enfants de tout l'immeuble pour les Téhilim, alors que moi, je n'y arrive pas ? » « Elle n'a pas plus de capacités que moi : pourquoi obtient-elle d'excellentes notes aux examens, et pas moi ? »

Ces pensées sont erronées. Il faut aspirer à s'élever, sans porter sur soi-même un regard méprisant. On ne doit pas voir en soi de l'incapacité ou des manques. Le Tout-Puissant a créé chacun avec un ensemble précis de qualités, de réserves intérieures et de forces. Personne au monde ne peut prendre quelqu'un d'autre pour étalon : chacun dispose de ressources différentes, parce que chacun a des objectifs différents.

Il faut affermir sa foi : « L'Éternel m'a créé ainsi, avec ces possibilités, avec ces forces ; c'est donc cela qu'Il attend de moi. »

Il n'est pas nécessaire d'être un « second rabbi Akiva Eiger ». Il faut s'efforcer de se réaliser, d'atteindre son propre maximum avec les moyens dont on dispose — avec ce qui nous a été donné. Il n'y aura alors aucune raison d'être triste ou déprimé. Si l'on compare ce que l'on est aujourd'hui à ce que l'on était hier, si l'on voit ses propres progrès, il n'y aura aucune raison de désespérer. Il n'y a pas de place pour la comparaison avec les autres : chacun se voit comme un être unique au monde, car personne d'autre ne peut accomplir sa mission ; lui seul a reçu les ressources nécessaires pour cela. Il devient plus facile de s'accepter tel que l'on est. Sa dimension physique — son corps — et sa dimension spirituelle.

Lorsqu'une personne s'accepte véritablement, c'est-à-dire lorsqu'elle accepte ses ressources et sa mission unique, elle vit en harmonie avec elle-même, et cela lui apporte de la joie.

C'est une joie véritable, une joie authentique. Mais c'est aussi un travail quotidien.

Rav Wolbe, dans son livre « Alé Chour », propose de réfléchir attentivement à deux bénédictions que nous récitons le matin : « Qui a pourvu à tous mes besoins » et « Qui guide les pas de l'homme ». Avant de prononcer chacune d'elles, il faut s'arrêter et réfléchir :

  • Je crois d'une foi entière que le Tout-Puissant a fait pour moi tout ce dont j'ai besoin. Il n'existe rien dont j'aurais besoin et que l'Éternel ne m'aurait pas donné. Si j'en avais besoin, Il me le procurerait ; et puisque je ne l'ai pas, c'est que je n'en ai pas besoin. Avec ce que j'ai, je peux atteindre mon objectif.
  • Je crois d'une foi entière que le Tout-Puissant guide mes pas et me conduit sur mon propre chemin.
Préparé par Mme Zissi Skarjinskaïa

À suivre