Rav Baroukh Froukhter
Le rythme de la vie moderne nous laisse de moins en moins de temps pour des échanges de cœur à cœur avec nos proches.
Si mari et femme peuvent se retrouver pour un dîner tardif, beaucoup d’enfants peuvent ne pas voir l’un de leurs parents pendant plusieurs jours de suite : quand le parent part travailler ou prier, l’enfant dort encore, et quand il revient du travail ou du kollel, l’enfant dort déjà.
C’est précisément pour ces familles qu’il est judicieux de prévoir à l’avance ce qu’elles feront pendant Chabbat – ce jour de repos que l’on peut et que l’on doit consacrer à préserver l’unité familiale !
Pour le papa, c’est une merveilleuse occasion de passer du temps avec ses fils et de leur donner un bel exemple en les emmenant avec lui à la synagogue le soir.
[Un jour, lors d’un cours de la rabbanite Haritan, j’ai entendu une phrase prononcée par l’une des femmes, mère de plusieurs garçons : « Quand ils partent le soir de Chabbat à la synagogue avec leur papa, en chemise blanche et en pantalon sombre, même s’ils reviennent en chemise noire et en pantalon blanc – voilà mon Gan Eden ! ». Je ne crois pas avoir entendu de définition plus belle et en même temps aussi juste de ce qui fait le bonheur de toute épouse et mère juive – note du traducteur].
Et la maman elle-même ?
Tout d’abord, il y a la prière juste après l’allumage des bougies et un chaleureux « Chabbat Chalom », qui illumine d’une lumière particulière l’âme de tous les membres du foyer.
Une fois que les garçons sont partis à la synagogue avec leur papa, inutile de se précipiter dans la cuisine ou de sortir le livre dont on n’a pas terminé la lecture dans le métro. Il vaut bien mieux réunir les filles, leur accorder de l’attention, parler de ce qui s’est passé pendant la semaine et, si le lien affectif est établi, leur proposer de réciter ensemble la Kabbalat Chabbat.
L’office d’accueil du Chabbat contient plusieurs passages qu’il est agréable de chantonner ensemble ; si vous avez des talents d’organisatrice et que vos filles ont suffisamment d’amies qui habitent à proximité, organisez chez vous une lecture de Téhilim !
À Jérusalem, par exemple, les femmes ont pour tradition de se réunir pour une lecture collective de Téhilim chaque Chabbat, juste après l’allumage des bougies ; les mamans viennent avec leurs filles et les enfants encore trop petits pour aller à la synagogue.
Cela présente trois avantages à la fois : premièrement, les mamans passent du temps avec leurs filles ; deuxièmement, on habitue les filles à la prière ; troisièmement, en compagnie des adultes, les filles reproduisent inconsciemment leur comportement, et quel meilleur exemple pourrait-on leur donner ?
à suivrePréparé par A. Schwalb