Rav Baroukh Froukhter
En tant que parents, nous devons nous efforcer de faire comprendre à l'enfant, dès son plus jeune âge, la place centrale de la prière dans notre vie, et nous ne pouvons lui en donner de meilleur exemple que notre comportement à Roch Hachana.
La joie que nous procurent la fête, notre proximité avec le Tout-Puissant, la possibilité de Lui parler et de Le glorifier ne peut que se transmettre aux enfants et, avec l'aide de D-ieu, cette joie liée à la prière les accompagnera toute leur vie.
Roch Hachana est un jour particulier où se décident bien des choses, le destin de chaque être humain et celui du monde entier ; seule la prière peut influer sur cette décision, y compris la prière de votre enfant !
Ce n'est pas sans raison que nous ne mentionnons pas nos besoins personnels dans les prières de la fête, nous concentrant uniquement sur l'acceptation de la royauté du Tout-Puissant. Nous ne pensons qu'à la manière de glorifier le Roi des rois, et tous les problèmes de ce monde passent au second plan : ils n'ont tout simplement pas leur place dans un monde où règne la souveraineté absolue du Tout-Puissant.
C'est précisément en acceptant Sa royauté, en nous fondant dans Sa volonté, que nous nous plaçons dans un état où il n'est plus nécessaire de demander quoi que ce soit de précis : Il nous donnera tout ce dont nous avons besoin. Cette attitude est bien plus élevée et plus sage que l'argument selon lequel « D-ieu voit déjà tout ».
Les trois parties de la prière de Moussaf à Roch Hachana — Malkhouyot (« royautés »), Zikhronot (« mémoire ») et Chofarot (« sonneries ») — forment l'unité de cette journée et de nos prières. Réunies, ces parties de la prière peuvent réparer le monde entier et remédier à tout ce dont nous pouvions manquer : santé, argent, études, sagesse…
Il est important que nos enfants se sentent partie intégrante de la Création et contribuent à réparer le monde, avant tout par leurs prières pures et sincères !
Préparé par A. Schwalb