Bassia Tsiboukmakher
Lag ba-Omer, le 33e jour du compte du Omer, jour où mourut le grand Rachbi (Rabbi Chimon bar Yo'haï) et où la lumière de la Torah ésotérique (la Kabbale) se révéla dans le monde, est un moment propice à la délivrance et à la réception de nombreux dons merveilleux d'En Haut.
Bref aperçu des ségoulot de Lag ba-Omer tirées des livres de nos Sages :
- Rabbi Pin'has de Koretz écrit dans son livre « Imré Pin'has Hachalem » que ce jour est particulièrement propice à la guérison et que, si une personne doit par exemple commencer un traitement, il convient de le commencer précisément à Lag ba-Omer. Puisque ce jour correspond à la séfira « Hod chébéHod » et que la bénédiction « qui crée les guérisons » se rapporte elle aussi à la séfira de Hod, l'essence de toute guérison se manifeste en ce jour. (La « guérison » concerne aussi des questions telles que l'infertilité et la viabilité de la descendance.)
- L'auteur du « Min'hat Éliézer » écrit que « la puissance du 33e jour du compte du Omer est considérable » et qu'en ce jour, toutes les prières sont accueillies dans les Cieux. Chacun devrait « demander, pour lui-même et pour ses enfants, de mériter une grandeur semblable à celle de Rabbi Chimon bar Yo'haï ».
- C'est aussi un moment propice pour mériter la lumière de la Torah, comme l'écrit le « Pri Tsadik » : « puisque c'est précisément en ce jour que la lumière cachée de la Torah s'est révélée, chacun peut mériter en ce jour la lumière de la Torah orale ».
- Le « Sfat Émet » rapporte au nom du « Hidouché HaRim » que ce jour est propice à l'acquisition de la crainte des Cieux (yirat chamaïm). Et Rabbi Tsadok HaCohen de Lublin écrit que, comme le dit le Zohar, même le plus grand pécheur peut, en faisant téchouva, atteindre tous les degrés en un instant. Cette force particulière de la téchouva (du repentir) provient de l'étude de la Torah menée avec abnégation par le grand Rachbi (selon les paroles de Rabbi Bounim de Pchis'ha).
- C'est aussi un jour propice à une délivrance surnaturelle (mé'al dérekh hatéva). Rabbi Moché de Rozvadov (connu pour ses pouvoirs miraculeux) disait à tous ceux qui recherchaient une délivrance de venir le voir le jour de Lag ba-Omer. Il l'expliquait à partir du verset des Téhilim « לבי ובשרי ירננו אל קל חי » (« mon cœur et ma chair chanteront pour le D-ieu vivant ») : « לבי » est l'abréviation des mots « 32 jours », après quoi vient la force de « ובשרי », abréviation de « רשב"י » (Rachbi), et dès ce moment le Tout-Puissant accueille les prières.