Le marié et la mariée
6. Les Sages ont dit : « On considère que celui qui profite du repas de noces sans réjouir le marié et la mariée agit mal. » À l’inverse, celui qui réjouit le marié et la mariée mérite la sagesse de la Torah. On le compare à celui qui offre un sacrifice de reconnaissance au Temple et reconstruit Jérusalem en ruines.
Selon certains avis, même une personne qui se trouve simplement sur le lieu où l’on célèbre un mariage, sans participer au repas lui-même, est malgré tout tenue de prendre part aux réjouissances.
*** Dans la petite ville d’Elkost, près de Kovno, vivait un jeune homme qui décida de quitter son travail pour se consacrer entièrement à l’étude de la Torah. Jusqu’alors, il enduisait et peignait les murs et n’avait jamais étudié ; désormais, la synagogue était devenue son lieu de travail. Il étudiait la Torah chaque jour, et quelques femmes pieuses lui apportaient à manger. Au bout de quelque temps, on lui proposa un chidoukh, et le mariage devait avoir lieu dans une autre ville. Le rav Its’hak Blazer fit spécialement le voyage pour assister à ce mariage. Lorsque le rabbin local vit le rav Its’hak, il fut très surpris. Remarquant son étonnement, l’éminent invité expliqua : « Dans ce cas, la mitsva de “guemilout ‘hassadim” (venir en aide aux autres) revêt une très grande importance. Nous ne pouvons même pas imaginer les mérites qu’elle confère à une personne. »
Lorsque le rav Blazer rentra chez lui, on lui annonça que son enfant avait mis une pièce de monnaie dans sa bouche et qu’elle lui était restée coincée dans la gorge. Les médecins avaient essayé de trouver un moyen de la retirer ou de la faire descendre, mais toutes leurs tentatives avaient été vaines. Et soudain, à la surprise générale, avant même l’arrivée de rabbi Its’hak, l’enfant avait avalé la pièce de lui-même, et tout s’était bien terminé. Lorsqu’on raconta les faits au père, il fit immédiatement le lien avec sa décision de se rendre au mariage. Le rav était convaincu que la mitsva de « guemilout ‘hassadim » qu’il avait accomplie avait sauvé son enfant.