Nechama Cheli

Mise en relation matrimoniale (chiddoukh) - Comment faut-il répondre ?

Les règles à suivre dans la recherche d’un conjoint 11. Même si une personne est honnête et connaît les lois du lachon hara, elle est tenue de surveiller chacune de ses paroles, ainsi que ses expressions du visage et ses gestes, lorsqu’elle parle d’une autre personne. Celui à qui l’on pose des questions sur autrui est entièrement responsable de…

Mise en relation matrimoniale (chiddoukh) - Comment faut-il répondre ?

Les règles à suivre dans la recherche d’un conjoint

11.

Même si une personne est honnête et connaît les lois du lachon hara, elle est tenue de surveiller chacune de ses paroles, ainsi que ses expressions du visage et ses gestes, lorsqu’elle parle d’une autre personne. Celui à qui l’on pose des questions sur autrui est entièrement responsable des erreurs commises au cours de la conversation et des moqueries « imperceptibles » susceptibles d’empêcher la personne qui l’interroge d’évaluer objectivement la situation.

Comme il a été indiqué plus haut, chacun a le droit de rechercher toute information qui, à son avis, peut l’aider à faire le bon choix. Aussi, lorsqu’on vous interroge au sujet d’une autre personne, il faut faire preuve de compréhension, même si vous jugez ces questions superflues, et essayer, dans la mesure du possible, de fournir les renseignements nécessaires. Ce faisant, on accomplit le commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », c’est-à-dire que l’on fait pour autrui ce que l’on souhaiterait qu’on fasse pour soi si l’on se trouvait dans une situation semblable.

12.

L’une des erreurs des jeunes gens dans la recherche d’un chiddoukh est de vouloir plaire à l’opinion publique. Il est très souvent arrivé qu’un jeune homme refuse une bonne proposition en se laissant influencer par les stéréotypes d’autrui. En tenant compte également de ce type d’« écarts », la personne responsable du chiddoukh ou les proches doivent aider celui qui va fonder un foyer à mieux se comprendre avant qu’il ne fasse son choix.

13.

Si un jeune homme ne se trouve aucun défaut, mais se montre très exigeant dans le choix de sa moitié, il est parfois permis à la personne chargée du chiddoukh de concentrer délibérément son attention uniquement sur les qualités de la jeune fille, sans discuter en détail de ses points faibles et de ses défauts.

Cela ressemble à une situation où l’une des parties vante manifestement à l’excès sa marchandise et en exige un prix trop élevé. L’autre partie se met alors, elle aussi, à vanter sa marchandise et propose un échange. Mais puisque le destin de nombreuses personnes dépend de telles conversations, la personne responsable doit examiner soigneusement tous les arguments « pour » et « contre » et demander conseil à des personnes expérimentées avant de se lancer dans un tel « jeu ».

14.

Quand il est question de défauts, il faut veiller au nombre de personnes qui auront accès à ces informations. Dans la mesure du possible, il faut parler des défauts de l’autre partie à l’initiateur du chiddoukh lui-même, plutôt qu’à son émissaire. Cela permet d’éviter beaucoup de soupçons et de désagréments inutiles.