Les règles à suivre dans la recherche d’un conjoint
(Tout ce qui est dit ci-dessous s’applique de la même manière aux deux personnes concernées par le chiddoukh.)
2.
Puisqu’il est, dans la plupart des cas, impossible d’obtenir tous les renseignements nécessaires en se contentant de rencontrer la jeune fille, il est recommandé de s’adresser à ses connaissances ou aux membres de sa famille pour leur demander de parler d’elle et de sa famille. Il est permis de rechercher toute information susceptible d’aider le futur époux à faire le bon choix. Même lorsque ces personnes signalent des points négatifs, l’interdiction de médisance — le lachon hara — n’est, dans de nombreux cas, pas transgressée : le futur époux souhaite en effet être objectif dans le choix de son épouse et construire sa vie ; si on lui cache les informations nécessaires, il risque de commettre une erreur irréparable.
Néanmoins, les personnes que l’on interroge au sujet de quelqu’un doivent faire preuve de la plus grande prudence pour ne rien ajouter de superflu et ne pas nuire au jeune couple. Parfois, raconter une histoire désagréable peut détruire toute la vie d’une personne.
3.
Il est permis de se renseigner sur tout ce qu’il est nécessaire de savoir au sujet de la jeune fille par l’intermédiaire d’un tiers, si c’est plus commode ou si le futur époux (ou ses parents) ne peut pas, pour une raison quelconque, s’en charger personnellement.
4.
Lorsqu’il s’adresse à des personnes pour obtenir tous les renseignements nécessaires au sujet de quelqu’un, le futur époux (ou son émissaire) doit préciser qu’il s’agit d’un chiddoukh. C’est précisément ce qui permet à l’autre partie de parler plus ouvertement.
5.
Si cela est nécessaire, il est permis de dissimuler ses intentions, mais il faut alors expliquer l’importance et l’utilité des informations recherchées, en précisant qu’il vous est interdit de révéler vos véritables motifs avant le moment voulu.
6.
Si l’autre partie devine la raison de cette conversation et qu’il s’agit de personnes croyantes et intègres, toutes ces explications ne sont pas obligatoires.
7.
Dans certaines situations, lorsque les gens ne connaissent pas toutes les lois du lachon hara, la personne interrogée doit avertir le futur époux qu’il ne doit pas considérer toutes les informations reçues comme des faits avérés, mais simplement en prendre connaissance.
8.
Si vous apprenez que la personne à laquelle vous souhaitez demander de l’aide est un ennemi du futur époux ou de la future épouse, il faut renoncer à lui parler. Il en va de même pour une personne qui n’éprouve aucune haine, mais qui est, d’une certaine manière, un rival ou un concurrent. Une querelle, la compétition, le désir d’être meilleur que les autres peuvent pousser quelqu’un à décrire autrement une situation et la personne qui s’y trouve. Ainsi, si, à l’inverse, on vous interroge sur une personne avec laquelle vos relations ne sont pas très bonnes, il vaut mieux conseiller de s’adresser à quelqu’un d’autre pour obtenir des renseignements.