Les règles à suivre dans la recherche d’un conjoint
9.
Lorsqu’il s’agit de personnes divorcées, il est souvent nécessaire de s’adresser à l’ex-épouse (ou à l’ex-époux) pour connaître les causes et les circonstances du divorce. Il faut alors être encore plus prudent dans ses propos, et la personne qui écoute doit savoir distinguer les données objectives des émotions qui véhiculent des informations déformées.
10.
Il est interdit de tromper et de désinformer l’une des parties, surtout sur des points qui pourraient par la suite causer du tort et semer la discorde dans le jeune foyer. Bien qu’aider à trouver un chiddoukh relève de l’important commandement de « marcher dans les voies du Très-Haut » (puisque le Très-Haut Lui-même s’occupe aussi de trouver à chacun un conjoint qui lui convienne), cela ne justifie en aucun cas d’atteindre le but par n’importe quels moyens et ne doit pas aller à l’encontre de l’honnêteté et de l’intégrité.
Si quelqu’un s’efforce de persuader les jeunes gens et de les convaincre que le bon choix a été fait, tout en dissimulant de nombreux défauts, il transgresse les interdits « Tu ne placeras pas d’obstacle devant un aveugle » (ce qui comprend l’interdiction de donner un mauvais conseil) et « Tu ne resteras pas indifférent au sang de ton prochain » (« Vayikra », 19:16). Ces commandements, ainsi que le commandement « Tu ne feindras pas d’ignorer un objet perdu par ton prochain » (« Devarim », 21), éveillent chez l’homme le sens des responsabilités et le désir d’aider. Mais s’il est prêt à insister, tout en sachant ce qui se cache réellement derrière, et devient ainsi la cause de longues années de douleur et de souffrance pour deux personnes qui ne sont coupables de rien, cela témoigne de sa corruption totale.